Une jeune femme violée par son voisin

«Elle était ma copine, M. le président…Nous entretenions une relation depuis une année…», déclare Hamid qui se tenait, dernièrement, devant la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca. Il était poursuivi pour viol. Avait-il raison ou tort ? Pour lui, Hakima a monté de toute pièce cette affaire de viol pour l’obliger à se marier avec elle. «Je ne voulais pas  me marier avec elle… Parce que c’est une fille facile… », ose-t-il dire à la Cour qui l’écoutait avec attention. Hamid l’a traitée comme une fille frivole, qui ne pensait qu’à l’argent et qui n’hésitait pas à accompagner «n’importe qui n’importe où» en contrepartie d’invitations aux cafés, aux restaurants et aux boîtes de nuit. Et d’ajouter qu’elle était la copine de son ami, Abdelali, qu’elle avait abandonné une fois sans emploi et sans le moindre sou et qu’elle était la copine de plusieurs autres voisins du quartier auxquels elle avait tourné le dos à l’un après l’autre. Heureusement, Hakima n’a pas entendu les déclarations de Hamid.
Parce qu’elle était, sous l’ordre du président de la Cour, hors de la salle d’audience. Elle n’a rien entendu. Quand elle est rentrée et s’est tenue devant la Cour, elle n’a pu tenir ses larmes. Avec sa djellaba orange, son foulard blanc et ses sandales grises, elle est restée debout sans dire un mot bien que le président lui a demandé de lui raconter toute l’histoire. Ses gémissements l’empêchaient. C’est d’ailleurs, la raison pour laquelle le président a levé l’audience pour quelques minutes, juste le temps qu’elle se calme. «Je venais de sortir de chez moi pour faire des courses… », a-t-elle entamé ses déclarations quand l’audience a été reprise. Toujours selon ses déclarations, Hakima a quitté l’épicier de son quartier quand elle a été croisée par Hamid. Il était 22 h. «Je lui ai expliqué que j’étais sa voisine du quartier, que je connaissais ses parents et ses frères…Mais il était sous l’effet de la drogue…», a-t-elle précisé à la cour.
Hamid l’a tenue par son bras gauche tout en mettant un couteau sous son aisselle, l’a ordonnée à l’accompagner sans crier, ni demander secours, ni faire le moindre geste pour attirer l’attention des passants. «Il m’a conduit jusqu’à une maison abandonnée, qui n’est pas loin de chez moi ni de chez lui… », a-t-elle affirmé.
Hamid l’a obligée à y rentrer, et de déshabiller tout en restant calme. Après quoi, il l’a violée à deux reprises avant de prendre la fuite. Retournant chez elle, Hakima a été conduite, le lendemain, à l’hôpital pour obtenir un certificat médical attestant qu’elle était victime de viol. Deux jours plus tard, Hamid a été arrêté chez lui et a été conduit à la justice. Bien qu’il ait nié les charges retenues contre lui, il a été jugé coupable pour viol et a été condamné à quatre ans de prison ferme.

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