Une mineure échappe de justesse à un viol collectif

Une mineure échappe de justesse à un viol collectif

Tous deux deviennent des amoureux qui passent leur temps à flâner dans les ruelles et les espaces plus ou moins déserts du quartier Hay Hassani, à Casablanca. Ils rigolent, bavardent, s’amusent et s’embrassent de temps en temps loin des regards. C’était le cas samedi 3 janvier, la veille de la fête du Mawlid Annabawi.

Ce jour-là ils se sont donné rendez-vous l’après-midi. Ils prennent le bus pour arriver au centre-ville où ils s’attablent autour d’un café. Le soir, vers 19h, ils retournent dans leur quartier. Mais la petite amante ne veut pas rentrer chez elle pour le moment, elle reste aux côtés de son bien-aimé, d’autant plus que ses parents ne s’offusquent jamais de la voir rentrer tard. Ils ne lui demandent même pas où elle part et d’où elle vient. C’est dire leur irresponsabilité envers cette mineure qui est encore sous leur tutelle.

La nuit tombe. 20 h passe. La fille est encore en compagnie de son amant. Leurs pas les conduisent non loin de l’hôpital Hassani. Une demi-heure plus tard, ils quittent les lieux pour aller vers le terrain vague qui ne s’éloigne de l’hôpital que de trois où cinq mètres. La main dans la main, ils marchent ensemble voulant profiter de l’obscurité qui y règne pour s’amouracher. Brusquement, deux hommes surgissent de nulle part et leur barrent le chemin. Armés de couteaux, ils blessent l’amant qui essaie de leur résister, l’obligeant ainsi à prendre la fuite. La malheureuse fille se retrouve seule entre les mains des agresseurs qui s’apprêtent à la violer. En courant, il demande secours auprès des personnes qui se tiennent juste en face de l’entrée de l’hôpital Hassani. Par téléphone, un jeune alerte la police. Deux policiers de la brigade des motards du district de Hay Hassani se lancent à leur recherche. Pas moins d’une quinzaine de minutes les deux ravisseurs sont arrêtés et la mineure sauvée. Les deux kidnappeurs, poursuivis pour constitution d’une bande de malfaiteurs, kidnapping, séquestration et tentative de viol ont été traduits, mercredi 7 janvier, devant la Cour d’appel. Pour détournement d’une mineure, l’amant a également été arrêté et traduit devant la justice.

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