Une promenade sur la côte se termine dans le sang

Une promenade sur la côte se termine dans le sang

Avec son amie, celle qu’il aime, Mohamed sort pour passer de bons moments. De coutume, c’est soit au centre-ville, dans un café, au cinéma, dans un jardin public ou parfois à la plage Essaâda à Aïn Sebaâ, à Casablanca. C’est ce lieu qu’ils ont choisi, ce soir du mois de novembre, pour assister au crépuscule. La main dans la main, ils marchent tout au long de la plage, pieds nus. Comme tous les amoureux, ils plaisantent, bavardent et badinent. Ils choisissent même un coin, loin des regards des autres couples, pour s’asseoir et admirer le coucher du soleil. Tous deux se plongent dans un océan de rêve quand un jeune homme se plante à leurs pieds. Il semble en état d’ébriété avancé. Mohamed le scrute curieusement avant de lui demander de partir. Mais, le jeune homme le sollicite de lui verser quelques sous. Mohamed s’abstient, se tient debout, lui demande une autre fois de s’éloigner. Mais en vain. Le soûlard quémande encore. La copine de Mohamed tremble, se tient derrière son dos, lui demande de lui jeter un dirham. Mohamed refuse. L’ivrogne insulte Mohamed, le traite de proxénète et sa copine de prostituée. Hors de lui, Mohamed le pousse violemment. Le jeune soûlard recule, met la main derrière le dos, sort un couteau qu’il brandit devant les yeux de Mohamed. Celui-ci ne recule pas, au contraire il avance, jouant au héros qui ne craint rien. Et d’un coup, l’ivrogne lui adresse un coup de couteau au niveau du cou. Mohamed s’effondre. Sa copine pousse un cri strident, se jette sur son prince charmant. Le jeune voyou prend la poudre d’escampette. Les badauds arrivent, s’attroupent autour de Mohamed qui est encore en vie. Quelqu’un prend l’initiative, alerte la Protection civile qui arrive rapidement et le transporte à destination de l’hôpital Mohammed V, à Hay Mohammadi. Malheureusement, à mi-chemin, il rend l’âme. Alertés, les enquêteurs de la PJ de Hay Mohammadi-Aïn Sebaâ entendent le témoignage de la copine de Mohamed et notent les signalements du voyou. Commence alors le travail des indicateurs. Le lendemain, le criminel est arrêté, comme par hasard, juste à côté de la prison d’Oukacha, là où il va passer une partie de sa vie.

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