Une rixe entre ivrognes se solde par un crime

Une rixe entre ivrognes se solde par un crime

Nous sommes dans la commune de Ouled Taïma, à quarante-quatre kilomètres à l’est d’Agadir. Depuis quelques jours, dans un petit douar dénommé Sidi Moussa El Hamri, un puits sec depuis longtemps dégage une odeur nauséabonde. Elle devient tellement insoutenable que les habitants décident d’alerter les autorités. Finalement, le jeudi 20 octobre, les éléments de la gendarmerie débarquent accompagnés d’une équipe de la Protection civile. Les pompiers descendent explorer le fond du puits et… surprise, ils y découvrent un cadavre humain en décomposition avancée qu’ils remontent. Après examen, les premiers éléments apparaissent : il s’agit d’un jeune homme, d’une trentaine d’années, qui présente une blessure à la tête. La piste du crime est fortement pressentie. Mais il faut déjà identifier la victime. Les enquêteurs se rappellent alors d’un détail important: cinq jours avant la découverte macabre, c’est-à-dire samedi 15 octobre, une famille habitant le même douar avait annoncé à la gendarmerie la disparition d’un de leurs fils. Il était jeune, la trentaine et n’avait jamais l’habitude de passer la nuit en dehors du domicile familial. Même quand des fois, il lui arrivait d’être ivre, il rentrait à la maison. S’agit-il de la même personne dont le cadavre a été retrouvé au fond du puits ?
Les membres de la famille qui avait déposé l’avis de disparition sont convoqués sur place pour identifier le corps avant qu’il ne soit évacué vers la morgue de Taroudant. Il s’agit bien de leur fils.
Il reste maintenant à tirer l’affaire au clair. Qui l’a tué ? Et pourquoi ? L’enquête démarre et sera très rapide. Des témoins indiquent à la gendarmerie avoir vu, la dernière fois, la victime en compagnie d’un autre jeune du douar, Abderrahim, 28 ans. Les deux hommes avaient l’habitude de picoler ensemble. Le jeune homme est aussitôt convoqué et avouera son crime sans difficulté.
Il raconte qu’il était bien avec la victime et trois autres jeunes du même douar le 14 octobre au soir. Ils se soûlaient. Aux alentours de minuit, une bagarre éclate et la victime donne un coup de poing à Abderrahim. Ce dernier, hors de lui, ramasse une grosse pierre et assène plusieurs coups  successifs à son acolyte qui meurt sur le coup sous les regards indifférents des trois autres. La suite… on la connaît

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