Viol collectif sur une prostituée

Viol collectif sur une prostituée

Laïla n’avait pas besoin de conseil pour prendre l’initiative de se plaindre auprès de la police. D’abord, bien qu’elle était à son dix-huitième printemps, elle a éprouvé un calvaire qui dépasse l’imagination. En étant encore enfant, ses parents ont divorcé pour qu’elle reste avec sa mère qui est nécessiteuse. À défaut d’argent pour poursuivre une scolarisation, elle a abandonné l’école à la deuxième année primaire. Bref, elle a été contrainte à chercher à gagner sa vie et subvenir aux besoins de sa mère cardiaque et diabétique. Malgré son jeune âge, elle s’est jetée dans le gouffre de la plus ancienne profession féminine sur terre, la prostitution. En fait, elle demeure au quartier Sidi Othman, à Casablanca. Et pour exercer sa profession, elle se rendait, presque chaque soir, au centre-ville. Malgré les campagnes policières qui s’effectuaient souvent contre les prostituées, elle n’hésitait pas à chercher des clients. Son charme lui permettait le plus souvent d’attirer des clients et d’empocher pas moins d’un billet bleu avant de retourner chez elle. C’était minuit quand elle a commencé à traîner ses pas au boulevard d’Anfa. Tout d’un coup, une voiture s’est arrêtée. L’automobiliste a klaxonné. Laïla a continué ses pas tout lentement tout en le fixant avec ses regards excitants. Tous deux ont échangé un sourire. Et il a arrêté la voiture pour lui faire un signe l’invitant à monter. Sans hésitation, elle a ouvert la portière et s’est assise sur le siège passager. Il a aussitôt démarré. Vers quelle destination? Elle ne lui a pas demandé. Soudain, il lui a expliqué qu’il dispose de «tout» chez lui. C’est quoi ce «tout». Peu importe pour elle. Elle ne s’intéressait qu’à une seule chose : partager avec lui, sans le moindre sentiment, le même lit pour quelques heures, empocher l’argent et retourner chez elle. Ni plus, ni moins. Il ne s’est arrêté qu’une fois au quartier Bournazel. Il a garé la voiture juste devant l’entrée d’une maison où la lumière est allumée. Elle lui a demandé s’il y avait quelqu’un. Il ne lui a pas répondu. Et il l’a conduite à l’intérieur de la maison. C’était vraiment la mauvaise surprise. Il y avait deux autres jeunes hommes qui picolaient. Laïla a fixé son client comme si elle l’interrogeait sur la présence de ces deux personnes. Puis, elle s’est arrêtée. C’était comme si elle avait l’intention de partir. Mais, le client qui était un jeune serein est devenu un monstre. Il l’a saisie par le bras droit et l’a poussée à l’intérieur du salon où se trouvaient les deux autres jeunes hommes. Elle lui a demandé de la ramener où il l’avait draguée. Il s’est abstenu tout en la menaçant de lui balafrer la joue si elle demande secours ou si elle tente de s’enfuir. Elle est restée bouche bée tout en pensant à se sauver. Son client, qui se nomme Saïd, l’a conduite ensuite vers une chambre. Elle l’a supplié de ne coucher qu’avec lui seul, sans la livrer à ses deux amis. Il le lui a promis. Saïd a couché avec elle avant de retourner au salon pour s’enivrer. C’est le moment où l’un des deux autres jeunes hommes a rejoint Laïla à la chambre. Elle a crié. Il l’a giflée et lui a demandé de se mettre à sa disposition sans qu’elle l’oblige d’être cruel envers elle. Laïla n’avait pas le choix. Elle a obtempéré. Puis, c’était le tour du troisième. Les larmes aux yeux, elle a subi ce qu’elle n’avait jamais imaginé. Elle a été obligée de céder à tous leurs désirs pornographiques. Si elle refusait, elle recevait une gifle et ne pouvait même pas pousser un simple soupir. Vers les premières lueurs du jour, Saïd l’a conduite au centre-ville après lui avoir remis un billet de deux cents dirhams. Elle l’a empoché. En fait, elle n’a pas trop réfléchi pour aller à la police et déposer plainte. Les trois jeunes hommes ont été arrêtés et traduits devant la justice pour viol. Laïla a été également poursuivie, mais en état de liberté provisoire, pour incitation à la débauche.

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