Violée par son propre voisin

Depuis la mort de son mari en défendant sa patrie, Fatna, quinquagénaire, vit seule chez elle à Hay Mohammedi, à Casablanca. Sans enfant, elle s’est habituée à sa vie rongée par la solitude. Une solitude brisée de temps en temps par les visites que lui rendent quelques membres de sa famille. Jouissant d’une bonne réputation, pieuse, serviable, tous ses voisins la respectent et l’apprécient. Sauf «Ouled Faïza» qui ne respecte personne.
Ce quadragénaire est connu pour être un repris de justice notoire, soûlard, drogué, cruel, agressif, violent. En 1985, il était sous l’effet de la drogue quand il a croisé une jeune fille qu’il a violée sous la menace d’une arme blanche. Une plainte a été déposée contre lui et il a été arrêté et condamné à six ans de réclusion criminelle. Libéré en 1992, il retourne, quatre ans plus tard, à la prison pour purger une autre peine d’un mois d’emprisonnement ferme pour ivresse et violence. En 2002, il est de nouveau dans les filets de la police, pour la troisième fois, pour son implication dans une affaire de tentative d’homicide volontaire pour laquelle il a été condamné à six ans de réclusion criminelle.
En principe, il ne devait être relâché qu’en 2008. Bénéficiant de la grâce royale, il a recouvré sa liberté cette année. Renoncera-t-il au crime? Ses voisins ont pensé, au départ, qu’il avait complètement changé et qu’il allait retrouver le bon chemin. 
Ils avaient imaginé que les onze ans passés à la prison lui rendraient la raison et, qu’une fois libéré, il allait se marier et devenir un honnête citoyen, responsable de ses actes. L’image qu’il offrait aux autres juste après sa libération laissait justement prétendre qu’il tournait une nouvelle page de sa vie. Ses voisins ont tous remarqué qu’il commençait à se réfugier chez lui, ne prenait plus d’alcool ou de drogue et les saluer quand il les croisait.
Mais, il ne s’agissait, en fait, que d’une semaine de repos après laquelle il allait «reprendre son souffle». Il recommence alors à se droguer et à s’enivrer. Et les agressions allaient suivre, car, pour lui, c’était le moyen d’avoir l’argent nécessaire pour s’approvisionner en drogue.
Début juillet, il pend des comprimés psychotropes et se lance à la recherche d’une victime pour assouvir son désir sexuel.  Il était 22h passées, quand Fatna s’est plantée devant la porte de sa maison. Elle venait de rentrer d’une visite effectuées chez un membre de sa famille. Dès qu’elle a mis la clé dans la serrure pour ouvrir la porte, Ouled Faïza l’a poussée rapidement à l’intérieur de la maison et a verrouillé la porte sans attirer l’attention de personne. Couteau à la main, il a conduit Fatna vers une chambre, lui a demandé de se dévêtir. Elle s’est abstenue. Énervé, Ouled Faïza lui a donné un coup de poing  la renversant par terre. Les larmes aux yeux, elle l’a suppliée, mais en vain. Il ne pensait qu’à ses désirs sexuels. «Je vais te tuer si tu n’ôtes pas tes vêtements», lui a-t-il ordonné.
Fatna a cédé. Ouled Faïza l’a violée durant cinq heures. Il ne l’a quittée que vers 3h du matin. Avant de partir, il l’a menacée de la tuer si elle alerte la police.
Il n’est pas rentré chez lui et s’est rendu chez un de ses proches demeurant à Sidi Othmane.  Le lendemain matin, Fatna s’est précipitée vers l’hôpital Mohammed V où elle a subi des examens médicaux et reçu un certificat médical attestant qu’elle a été victime d’un viole et de torture. Elle dépose, ensuite, une plainte auprès de la police du 36ème arrondissement de la police de Hay Mohammedi-Aïn Sebaâ. Une enquête a été ouverte et une surveillance permanente a été maintenue de jour comme de nuit, pas loin de là où habite Ouled Faïza. Quatre jours plus tard, le violeur est de retour chez lui. La police l’interpelle et le conduit pour la quatrième fois devant la justice.

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