Violenté par sa nounou, un bébé rend l’âme

Violenté par sa nounou, un bébé rend l’âme

Jeudi 23 juin prochain, la chambre criminelle près la Cour d’appel de Rabat entamera l’examen de l’affaire de la nourice et la directrice d’une crèche à Temara, impliquées dans le meurtre d’un bébé d’un an et demi.
L’affaire remonte au mercredi 25 novembre 2015 quand la directrice de ladite crèche a téléphoné au père de l’enfant, âgé d’un an et demi, gendarme en son état, lui demandant de la rejoindre rapidement. En arrivant à la crèche, la directrice lui a appris la mauvaise nouvelle. Elle lui a expliqué que la nounou a oublié de sécuriser à l’aide d’une ceinture son bambin qui se tenait sur un «relax bébé» au point qu’il s’est renversé par terre. La directrice a ajouté au père que son enfant blessé a été évacué vers une clinique de la ville. Jusque-là l’histoire que la directrice racontait pouvait être avalée par le père. Mais quand elle lui a expliqué que son bébé a rendu l’âme, le père n’a pas pu tenir ni ses larmes ni ses nerfs.

Une plainte a été déposée par le père qui n’a pas cru aux paroles de la directrice. L’enquête policière a été diligentée par les éléments de la deuxième brigade des investigations criminelles près la PJ relevant du district de Skhirate-Temara. Certes, la nourice, âgée de vingt ans, a également affirmé avoir oublié de sécuriser l’enfant à l’aide d’une ceinture. Mais, le résultat de l’autopsie a révélé que la mort de l’enfant est survenue suite à des blessures graves qu’il avait subies au niveau de la tête. En effet, le médecin légiste a déduit que ces blessures ne pouvaient être causées par une chute d’un «relax bébé», mais suite une violence sauvage.

Une réalité que la nounou n’a pas pu nier puisqu’elle a fini par cracher le morceau. Elle a avoué que l’enfant plongeait dans un profond sommeil quand elle l’a réveillé pour lui donner à manger. Le petit s’est mis à sangloter. Elle l’a tenu entre ses bras tout en essayant de le calmer. Mais en vain. Le bébé a continué à pleurer. Hors d’elle, elle lui a cogné sauvagement la tête contre le mur. Le bébé criait. La nurse l’a conduit vers une pièce isolée, l’a mis sur un «relax bébé» bien sécurisé à l’aide d’une ceinture et est retournée à la salle où il y avait d’autres bébés. Le bébé a continué à sangloter, pour que la nourrice le rejoigne une fois encore et lui enlève la ceinture de secours. Le bébé s’est renversé ensuite par terre. La nourrice l’a mis cette fois sur le lit tout en appelant une aide nourrice lui expliquant que le petit est dans un état lamentable sans donner plus de précisions. Cette aide nourrice a également été arrêtée par la police, mais il s’est avéré qu’elle n’avait aucune idée du mauvais traitement infligé au bébé par la nourrice.

Le juge d’instruction près la Cour d’appel de Rabat a gardé la nourrice en détention préventive alors qu’il a fait bénéficier la directrice de la crèche de la liberté provisoire.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *