172 de subsahariens débarquent sur les côtes Canariennes

Une embarcation transportant 90 personnes a été interceptée peu après son accostage au port de "Los Cristianos", dans la commune d’Arona, au sud de l’île de Tenerife.
Parmi les occupants de cette embarcation, figurent un enfant et cinq mineurs d’âge, ont indiqué des sources de la Croix rouge.

Deux autres pirogues avaient été interceptées en Grande Canarie et à l’île de La Gomera.

La première, abordée mardi soir par l’armée espagnole à quelque 100 km de la Grande Canarie, transportait treize hommes d’origine subsaharienne. Ce "cayuco" a été localisé par un navire de l’armée qui l’a escorté jusqu’à une distance de 27 km de Maspalomas, au sud de Las Palmas, où un patrouilleur de la garde civile l a remorqué ensuite à un port au sud de l’île.

La garde civile a également intercepté, mercredi matin, une autre pirogue chargée de 69 hommes, alors qu elle venait d accoster sur la plage de Santiago, sur l île de La Gomera.
Les occupants de cette embarcation ont déclaré avoir passé dix jours en mer et qu ils provenaient de la Guinée Bissau, selon la garde civile.

Ces nouvelles arrestations interviennent au moment où le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, annonçait le rapatriement de 623 Sénégalais entrés de manière illégale aux Iles Canaries.

Elles interviennent également alors qu une mission de l’agence pour le contrôle des frontières extérieures de l’UE (Frontex) entreprend une visite dans l’archipel canarien.
Les experts de l’Agence, arrivés mardi dans l’archipel, inspecteront les centres de détention des clandestins et auront des entretiens avec les responsables canariens sur l’envoi des patrouilleurs conjoints qui contrôleront les côtes de l’archipel, ainsi que la possibilité d’envoyer des équipes d’intervention rapide composées de techniciens et d’experts de plusieurs Etats membres de l’UE.

Les responsables espagnols et ceux de neufs autres pays européens (Autriche, Finlande, Portugal, France, Italie, Royaume-Uni, Allemagne, Grèce et Pays-Bas) avaient convenu, lundi, de patrouiller à bord de bateaux et d’avions militaires le long des côtes de la Mauritanie, du Sénégal et du Cap-Vert afin de contrecarrer toute tentative de départ de pirogues vers les Iles Canaries.

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