50% des crédits à la consommation sont accordés dans les villes de Rabat et Casablanca

Moins on gagne, plus on s’endette. Les Marocains dont le revenu est inférieur à 4.000 dirhams ont concentré près de 48 % des encours au crédit à la consommation au cours de l’exercice précédent. Les salariés et les fonctionnaires ont représenté 87 % des bénéficiaires du crédit à la consommation, contre 4% pour les artisans et commerçants et 3% pour les professions libérales. Les retraités, quant à eux, ont disposé de 6 %, sans changement par rapport à 2006. C’est ce qui ressort du rapport annuel de Bank Al-Maghrib sur le contrôle, l’activité et les résultats des établissements de crédit, au titre de l’exercice précédent.
En 2007, l’encours des crédits à la consommation s’est accru de 37 % à 59 milliards de dirhams, contre 20% en 2006, représentant ainsi 13 % du total des crédits à la clientèle des établissements de crédit.
«Au cours de ces dernières années, le crédit à la consommation a occupé une place de plus en plus importante dans l’endettement des ménages. La bonne tenue de la consommation des ménages, une concurrence accrue entre les établissements de crédit, la diversification de la gamme de produits et services proposés et la baisse des taux d’intérêt sont autant de facteurs ayant favorisé cet essor», précise-t-on dans ce récent rapport de la Banque centrale.
Et ce sont les Casablancais et les Rbatis qui arrivent en tête des Marocains ayant le plus recours au crédit pour assouvir leurs besoins de consommation.
En effet, les résidents des régions de Casablanca et de Rabat sont à l’origine de  46% des dossiers de crédit à la consommation et disposent de près de 50 % de l’encours total des crédits. Pour les ménages disposant de revenus inférieurs à 3.000 dirhams, le taux d’endettement s’est établi à 45%, contre 12% pour les débiteurs ayant des revenus supérieurs à 20.000 dirhams. Le taux d’endettement correspond au rapport entre les crédits contractés par un client et ses revenus déclarés à l’établissement prêteur.
Chez Bank Al-Maghrib, on souligne que le taux d’endettement est inversement proportionnel au revenu. Idem pour le taux de créances en souffrance. Il est de 15 % pour la tranche de revenus inférieurs à 3.000 dirhams et de 12 % pour les personnes dont le revenu est supérieur à 20.000 dirhams. «Par rapport à la catégorie socioprofessionnelle, le taux de créances en souffrance a baissé de 5 points par rapport à 2006, chez les salariés et les fonctionnaires, pour s’établir respectivement à 12% et 7%», relève-t-on dans ce rapport.
Grosso modo, l’endettement des ménages demeure dominé par les crédits à l’habitat, dont la part s’est établie à 55%, contre 57% en 2006. En revanche, la part des crédits à la consommation a atteint 38% contre 37%.
Par ailleurs, les analystes de la Banque centrale se sont penchés également sur le taux de pénétration du crédit à la consommation. Ce taux a atteint son niveau maximum, soit 38% chez les personnes dont la tranche d’âge est comprise entre 40 et 49 ans, mais en baisse de 3 points par rapport à 2006, selon la même source. En effet, près de 36 % de l’encours est concentré dans la tranche d’âges de 40 à 49 ans et 33% chez les personnes âgées de 50 ans et plus.

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