87 millions DH pour 2.500 agriculteurs de Fès-Boulemane

87 millions DH pour 2.500  agriculteurs de Fès-Boulemane

Un nouvel élan pour le Plan Maroc Vert. Sous ses déclinaisons régionales et solidaires, la stratégie agricole du Maroc se dote de nouveaux projets œuvrant pour l’amélioration à la fois de la productivité de ses différentes filières et des revenus des petits agriculteurs.
La concentration se fait aujourd’hui sur la région de Fès-Boulemane où toute une dynamique agricole s’opère.
Le potentiel de la région reste non négligeable. Fès-Boulemane est dotée d’importantes ressources hydrauliques contribuant à l’essor de l’agriculture dans cette zone et le développement de plusieurs cultures vitales pour les Marocains. Une attention royale a été portée, lundi, à ce pôle agraire qui ne cesse de cultiver des résultats prometteurs au niveau de toutes ses filières: fruitières soient-elles, céréalières ou légumineuses. Sa Majesté le Roi Mohammed VI a donné, donc, le coup d’envoi à 7 projets agricoles dans la commune rurale Ouled Mkoudou de la province de Sefrou. Répondant aux objectifs primaires du second pilier du Plan Maroc Vert, notamment en termes de sécurité alimentaire, ces projets viennent consolider les efforts consentis en vue de mettre en place une agriculture solidaire et durable. Pour une enveloppe budgétaire de 86,61 millions de dirhams, ces nouveaux dispositifs profiteront à 2.482 agriculteurs et contribueront en l’occurrence au développement des filières de l’olivier, du cerisier, de l’abricotier, du pommier et du figuier.
Ainsi, trois provinces seront concernées par cette initiative. Citons dans ce sens Sefrou, Boulemane et Moulay Yaâcoub où les superficies implantées s’accroîtront et où les agriculteurs renforceront leurs acquis et moderniseront leurs outils de travail. Intervenant à cet égard, Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture et de la pêche maritime, a souligné l’enjeu du Pilier II de la stratégie nationale agricole fixée à l’horizon 2020. Le ministre a donc indiqué que ce pilier «favorise la reconversion à partir de cultures à faible valeur ajoutée vers d’autres cultures à forte valeur ajoutée», tout en citant comme exemple la reconversion des cultures céréalières vers des cultures d’olivier et d’autres arbres fruitiers. Tenant compte de cette dimension socio-économique, l’État mobilise tous ses acteurs en vue de créer de fortes synergies transcrites par les partenariats public-privé au niveau national ou international.
Les ambitions sont prometteuses dans ce sens. Si certaines filières ont déjà établi leur feuille de route à long terme, le département de l’agriculture table sur des objectifs bien précis pour l’année en cours. Aziz Akhannouch a réitéré ainsi son ambition de parvenir d’ici la fin de l’année à un million d’hectares de terres plantées de cultures à forte valeur ajoutée dans le cadre du Pilier II.

Le pommier, le cerisier, l’abricotier et le figuier à l’honneur
La filière des arbres fruitiers dans la région de Fès-Boulemane se dote de cinq nouveaux projets. Au-delà de l’assistance technique et l’encadrement des agriculteurs bénéficiaires, les prévisions portent sur la plantation de 566 hectares dont 320 hectares en pommier, 200 hectares en cerisier et abricotier et 46 hectares en figuier. De même, les projets prévoient la réhabilitation de 889 hectares de terre, la reconversion de 275 hectares en irrigation localisée (goutte-à goutte) et la dotation des agriculteurs en équipements agricoles. En outre, quatre unités de valorisation de production seront créées et aménagées au moment où 10 kilomètres de voies d’accès seront réalisés et 15,5 kilomètres hydro-agricoles seront aménagés.

Deux nouveaux projets pour la filière oléicole

Un nouveau pas vers la réussite du programme de développement de la filière de l’olivier dans la région de Fès-Boulemane. A deux années de son achèvement, deux grands projets voient aujourd’hui le jour prévoyant la plantation de 110 hectares en oliviers, la réhabilitation de 665 hectares de terres plantées et la modernisation de 20 kilomètres d’aménagement hydro-agricole. Les retombées de ces nouveaux dispositifs sont considérables. 27.000 tonnes de production additionnelle seront prévues annuellement permettant ainsi d’améliorer les revenus des oléiculteurs et créer en conséquence 112 nouveaux postes d’emploi. Rappelons que le programme de développement de la filière de l’olivier fixé pour la période 2010-2015 dans la région de Fès-Boulemane porte sur quatre projets axés sur les provinces de Moulay Yaâcoub et Sefrou. Pour un investissement global de l’ordre de 52,21 millions de dirhams, ledit programme cible 1.585 agriculteurs, la plantation de 3.140 hectares en olivier, la création de sept unités de trituration et l’assistance technique des agriculteurs bénéficiaires. A terme, le programme ambitionne la production de 8.525 tonnes d’olives supplémentaires par an, la création de 268 postes d’emploi ainsi que l’amélioration du revenu des agriculteurs, soit un passage de 1.480 à 10.800 dirhams par hectare. Notons que le développement de la filière de l’olivier au niveau de la région de Fès-Boulemane passe par le programme de réalisation d’unités modernes de trituration au niveau des provinces de Sefrou, Boulemane et Moulay Yaâcoub, d’un coût de 52,82 millions de dirhams.

 

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