Abdelaziz Rebbah : «Il n’a jamais été question d’opposition à la candidature de Ramid»

Abdelaziz Rebbah : «Il n’a jamais été question d’opposition
à la candidature de Ramid»

ALM : Où en êtes-vous en matière de formation du nouveau gouvernement ?
Abdelaziz Rebbah: Les négociations pour la mise en place de l’équipe gouvernementale vont bon train. De manière générale, 90% du travail a été fait. On est actuellement en train de mettre les dernières retouches.

On commence déjà à parler d’un retard. Qu’en dites-vous ?
Je pense qu’il est tout à fait normal qu’il y ait un peu de retard en matière de constitution du gouvernement. Plusieurs raisons expliquent cela. Tout d’abord, il ne faut pas oublier qu’il y a un processus de négociations en cours avec des partis politiques qui ont leur poids et leur place sur la scène politique. Et chaque parti cherche à être bien placé au sein du prochain gouvernement. De plus, il faut garder à l’esprit qu’il s’agit de la première expérience du PJD qui a toujours été à l’opposition. Ce parti n’a jamais été au gouvernement. Ainsi, il lui manque un peu d’expérience. Il y a aussi le souci de la mise en œuvre démocratique de la nouvelle Constitution. Le nouveau texte prévoit toute une procédure pour la formation du gouvernement et qui prend du temps. A titre de comparaison, on aurait pu par exemple former le gouvernement plus rapidement avec l’ancienne Constitution. Ainsi, avec tous ces paramètres on peut comprendre pourquoi on aura mis tout ce temps pour former le cabinet.

Selon vous, à quand l’annonce du nouveau gouvernement ?
On est optimiste à ce sujet. L’annonce du nouveau gouvernement pourrait avoir lieu probablement en début de la semaine en cours. D’après ce que le chef de gouvernement désigné nous a dit, les tractations avancent à pas sûrs et la mise en place du cabinet devrait avoir lieu dans les jours qui viennent.

Est-ce qu’il y avait vraiment des réserves sur la candidature de Mustapha Ramid ?
Il n’y avait pas de problème à ce sujet. Il n’a jamais été question d’opposition à la candidature de Mustapha Ramid, membre du SG du PJD. Il y avait uniquement des précisions et des clarifications qui devaient être apportées. Il ne faut pas perdre de vue qu’il y a tout un rapport qui doit être fait à propos de chaque candidature. Je donne ici l’exemple d’un match de football: avant de sélectionner les joueurs, il faut absolument établir un rapport sur la mentalité des joueurs, l’aspect physique, l’apport de chaque joueur. Et ceci est valable pour les candidats de tous les partis et non pas uniquement le PJD. Comme M. Benkirane, chef de gouvernement, a demandé des informations à propos des ministrables des autres partis, le chef de l’Etat a également le droit d’avoir plus d’informations et de précisions à propos de l’ensemble des candidats.

Certains observateurs reprochent à M. Benkirane d’avoir gardé le mutisme, ce qui a créé un cafouillage. Que répondez-vous à cela ?
M. Benkirane communique sur les aspects globaux, les grands axes, les programmes et engagements du prochain gouvernement, mais pour ce qui est négociations on a droit à être plus précis. On ne peut pas communiquer à propos des négociations sur les postes et les personnes dont les résultats ne sont pas encore définitifs. Il faut absolument avoir un peu de réserve. La divulgation d’une fausse information pourrait impacter le processus de négociation. Bien évidemment, une fois le gouvernement nommé il y aura plus de communication.

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