Abdelhak El Arabi : «Les bouleversements que vit le PJD imposent une nouvelle vision et un nouveau mode de gestion du parti»

Abdelhak El Arabi : «Les bouleversements que vit le PJD imposent une  nouvelle vision et un nouveau mode de gestion du parti»

ALM : Quelle est la thématique principale de ce 7ème congrès du PJD ?
Abdelhak El Arabi : Durant le précédent congrès, lorsque le parti était dans l’opposition, la thèse du parti s’articulait autour de la «lutte démocratique» comme slogan. Lutte contre la corruption et la tyrannie, etc. Aujourd’hui, la lutte reste la même bien que le parti ait changé de position  avec désormais le fait qu’il assume la responsabilité gouvernementale,  et du coup la responsabilité de construire, consolider et renforcer les institutions de l’Etat et de la démocratie en coordination avec les acteurs politiques, syndicats et société civile. C’est dans ce sens que la devise de ce 7ème congrès s’articule autour de «Une collaboration efficiente  pour la construction démocratique».

Quels sont les changements que connaît le parti?
Depuis son passage de l’opposition à la gestion gouvernementale, le parti vit au rythme  de plusieurs bouleversements. On note dans ce sens une grande affluence vers le parti due au fait qu’il n’est plus considéré comme un parti d’opposition.  Ainsi la perception du parti a changé chez les citoyens à l’issue du scrutin du 25 novembre. Cela fait  qu’on reçoit de plus en plus de demandes de recrutements de cadres  et d’adhérents. Il y a aussi une affluence record au parti de la part des citoyens qui nous adressent des requêtes, des plaintes, étant à leurs yeux un parti au gouvernement  qui a le pouvoir d’intercéder pour leur cause. Mais ce genre d’affluence fait que nos cadres dépensent trop de leur énergie dans l’accueil des citoyens et pour gérer et traiter leurs demandes  et requêtes. Il y a aussi le fait que les leadeurs du parti sont accaparés par leurs nouvelles missions au sein du gouvernement et dans la gestion de la chose publique et ne peuvent plus consacrer autant de temps à l’administration quotidienne du parti.  Ceci a créé de la confusion dans le parti au début, et impose maintenant la création d’une nouvelle instance. Ainsi ces bouleversements entre autres exigent une nouvelle vision, un nouveau mode de gestion et d’organisation du parti

Quel est le budget de l’organisation de ce 7ème congrès ? Parlez-nous des travaux de la commission préparatoire ?  
Le budget de ce 7ème congrès s’élève à plus de 4 millions DH.  Le comité préparatoire du parti a été présidé par Abdellah Baha. En sont ressorties d’autres commissions, dont la commission organisatrice que je préside. Celle-ci prépare la base de données des congréssistes, prépare les listes électorales et veille sur le déroulement des élections, celles du secrétaire général, du nouveau conseil national, et des membres du secrétariat général. La commission logistique est présidée par Mustapha Baba. La commission juridique qui a préparé les amendements du statut et les procédures du mode des élections a été présidée par Mohamed Ben Abdessadek. La commission médias qui s’occupe de la couverture médiatique du congrès et des spots publicitaires est chapeautée par Abdessamad Sekkal, vice-président du comité préparatoire. Et enfin la commission des affaires étrangères qui a pour mission d’inviter et d’accueillir un certain nombre de personnalités politiques internationales importantes est présidée par Mohamed Reda Ben Khaldoun.

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