Abdelkader El Kihel : «La Jeunesse istiqlalienne est indépendante à l’égard du parti»

ALM: Quelles sont vos priorités en tant que nouveau secrétaire général?
Abdelkader El Kihel : Nos priorités sont multiples. Concernant le volet organisationnel, nous aspirons à élargir la carte de présence des sections régionales de la Chabiba istiqlalienne au niveau national. Nous nous focalisons également sur le volet de la formation et de l’encadrement des jeunes. Il est question d’apporter plus d’intérêt au secteur des étudiants et celui des élèves. Par ailleurs, et concernant le volet politique, nous entendons ouvrir un débat très large à propos des réformes politiques et constitutionnelles. Nous voulons lutter contre tout ce qui est en mesure d’altérer la vie politique et banaliser la pratique démocratique.

La Chabiba istiqlalienne est-elle désormais une organisation qui a ses propres positions ou bien s’agit-il du bras électoral et organisationnel du parti?
La Jeunesse du parti de l’Istiqlal a une présence forte tant au niveau national que régional ou local. Elle est indépendante du parti concernant la prise des décisions. La Chabiba est l’une des instances influentes et l’une des bases fondamentales de l’Istiqlal. Elle n’est nullement influencée par qui que ce soit, et ce, sur tous les plans. La Chabiba n’est également assujettie ni aux calculs ni aux orientations de quiconque. Ceci traduit des traditions politiques adoptées depuis toujours par le parti de l’Istiqlal.

Le congrès de la Chabiba a décidé de maintenir à 40 ans l’âge maximum pour appartenir à la Jeunesse istiqlalienne. Qu’est-ce qui justifie ce choix?
Le parti de l’Istiqlal est présent sur la scène politique depuis 70 ans. Sa vie a été ainsi marquée par la succession de plusieurs générations. Le choix du maintien de l’âge de 40 ans est un choix objectif qui s’explique par deux raisons essentielles. La première, c’est que nous avons constaté qu’il y a un certain nombre de militants du parti de l’Istiqlal qui ont toujours la capacité de donner de leur mieux pour la Jeunesse et qui serait ainsi injuste de les écarter. En second lieu, lors de notre concertation avec d’autres organisations de Jeunesse, nous nous sommes rendus compte que la réduction de l’âge à 30 ou 35 ans a nuit à certaines organisations de jeunesses. C’est pour cette raison que nous avons décidé de maintenir pour l’instant l’âge de 40 ans dans le cadre d’une période transitoire. Ceci dit, il ne faut pas perdre de vue qu’une grande partie des membres du bureau exécutif est constituée de jeunes entre 18 et 25 ans alors que les membres âgés de 35 à 40 ans ne sont qu’une minorité.

Que dites-vous à propos de la représentativité des jeunes au sein des instances politiques au Maroc?
Chacun sait que 75% de la population marocaine est constituée de jeunes. Nous voulons que cette donnée démographique puisse se refléter au niveau de la représentativité des jeunes dans les instances politiques. Nous voulons que les jeunes puissent participer à la prise des décisions tant aux niveaux local, régional ou national. D’ailleurs, nous avons appelé, lors de notre onzième congrès, à mettre en place un système de liste nationale pour les jeunes lors des opérations électorales et la mise en œuvre du Conseil supérieur des jeunes.

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