Abdelkrim Benatik : «Le gouvernement parle trop et ne prépare pas les choses à l avance»

Abdelkrim Benatik : «Le gouvernement parle trop et ne prépare pas les choses à l avance»

ALM : Comment vous vous préparez pour les prochaines élections ?
Abdelkrim Benatik : On est aujourd’hui dans une première phase de recherche des candidats potentiels. Ce week-end plusieurs équipes du parti se sont déplacées dans plusieurs régions. On peut dire que le travail de ces équipes a atteint un stade avancé dans certaines régions, alors qu’on est toujours en phase préliminaire dans d’autres. On va continuer à travailler avec cette approche au moins jusqu’à la fin du mois de Ramadan. Une première synthèse sera élaborée à la fin de cette première phase. Cette synthèse permettra de définir une équipe chargée d’élaborer un programme spécifique pour chaque région concernée et mettre en place l’approche de proximité au niveau local. Nous allons par la suite définir une feuille de route pour les élections.
 
Vous avez choisi de rejoindre le G8 lors des Législatives du 25 novembre. Est-ce que vous allez faire de même dans les prochaines élections ?
L’Alliance pour la démocratie était un projet politique plus qu’un projet électoral. Aujourd’hui, nous attendons l’évolution des contacts avec les Partis du pôle de gauche. Pour sa part, le Parti travailliste restera un parti de combat et une force de propositions même si chaque parti politique qui a un projet de société est confronté aujourd’hui à deux handicaps majeurs, à savoir l’utilisation de l’argent par les notables pour accéder aux instances élues et l’utilisation de la religion pour gagner des sièges.
 
Est-ce que vous êtes en contact également avec l’USFP ?
On est en contact avec plusieurs partis de gauche. Maintenant, il reste à savoir si les contacts actuels vont déboucher sur un projet d’alliance. Mais nous restons convaincus que nous devrons rester vigilants, présents sur le terrain et s’organiser pour faire face éventuellement à tous ceux qui veulent porter atteinte aux valeurs et aux acquis.
 
Pourquoi l’opposition a du mal à coordonner son action sachant que plusieurs partis à l’opposition étaient membres du G8 ?
Je pense que les choses vont évoluer à la prochaine rentrée politique. Malheureusement, on assiste actuellement à un désordre total. Le gouvernement n’arrive pas encore à boucler beaucoup de choses au niveau du Parlement et il existe encore un flou total partout. Quand il y a un flou et un désordre, on ne peut parler ni de majorité ni d’opposition. J’espère que lors de la rentrée politique prochaine la majorité sera capable de jouer son rôle de la majorité et l’opposition saura assumer son rôle pleinement pour permettre au jeu politique de donner confiance à la scène publique et aux citoyens.

Comment évaluez-vous l’action du gouvernement durant ces premiers mois ?
Le gouvernement parle trop et ne prépare pas les choses à l’avance. A mon avis, le gouvernement doit prendre le temps avant d’agir et préparer ses dossiers. Malheureusement, le PJD qui est le chef de file de la majorité, oublie qu’il est aux commandes du gouvernement. Au lieu de travailler et préparer ses dossiers, il joue le rôle de l’opposition. A mon avis, il n’a pas encore rompu avec le rôle de l’opposition pour se consacrer à son nouveau rôle de donneur d’ordres.

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