Abdellah Firdaous : «Nous allons combattre les positions de l’AMDH de l’intérieur des institutions»

Abdellah Firdaous : «Nous allons combattre les positions de l’AMDH de l’intérieur des institutions»

ALM : Comment expliquez-vous la réaction du groupe du Rassemblement constitutionnel unifié contre l’AMDH?
Abdellah Firdaous : Nous ne sommes pas contre l’AMDH, mais nous sommes contre ses positions et son exploitation de la question des droits de l’Homme pour porter atteinte aux sacralités de la Nation. Les résultats à l’issue de l’organisation du 9ème congrès de l’AMDH notamment les problèmes de sa démocratie interne et les divergences entre ses deux pôles « Annahj Addimocrati » et le PADS ne nous concernent pas. Mais le fait qu’on donne dans ce congrès la parole à des séparatistes, que l’on n’invite que des représentants de l’ambassade d’Algérie, que l’AMDH reçoive des télégrammes de félicitations de la part de partis étrangers qui menacent l’unité territoriale, est inadmissible. Surtout que l’AMDH adopte désormais les positions des séparatistes. Ceci sans parler de l’encouragement de l’homosexualité, des dérives contre l’Islam, en plus du fait d’appeler à l’égalité au niveau de l’héritage entre l’homme et la femme en ignorant le texte coranique. Cette association est devenue un fonds de commerce.

Dans quel cadre juridique le Rassemblement constitutionnel unifié a suspendu la séance des questions orales à la Chambre des conseillers ?
La Chambre des conseillers est une institution législative. On a préféré protester contre les positions de l’AMDH d’une manière civilisée à l’intérieur de cette institution hautement symbolique que de le faire à l’extérieur à travers des marches ou devant le siège de l’association. Nous allons combattre les positions de l’AMDH de l’intérieur des institutions. D’ailleurs, tous les conseillers, toutes tendances confondues, ont été solidaires et ont participé à notre action de protestation.

Quelle est votre réaction par rapport à Khadija Ryadi qui dit que l’UC est impliqué dans les années de plomb?
J’ai lu ce qu’a dit Khadija Ryadi. Je lui répondrai qu’elle ne connaît pas l’histoire. L’Union constitutionnelle n’a été créée qu’en 1983. Elle n’a accédé au gouvernement qu’en 1985.
A cette époque, on n’avait que cinq ministres contre 37 et tous des ministères technocrates. On n’a jamais eu de ministère régalien. Quand Maâti Bouabid était Premier ministre, le parti n’était pas encore créé. Par ailleurs, plus récemment, je dirais que l’UC a participé activement à la mise en place de l’Instance équité et réconciliation. Le Maroc est passé par le cap de l’IER.
Les victimes de cette époque ont été compensées. Le Maroc a ouvert une nouvelle page. Nous sommes dans une nouvelle ère. Le Maroc n’a plus de complexe par rapport aux droits de l’Homme.

Dans quelle contexte l’AMDH adopte-t-elle ces positions ?
L’AMDH a toujours eu des attitudes révolutionnaires contre tous. Ses membres ne reconnaissent pas le Parlement. Ils sont contre le CCDH et contre toutes les autres institutions démocratiques de ce pays. L’AMDH est composée d’une fraction qui se dit ouvertement républicaine… Personne ne les empêche d’exprimer leur avis, tout est sujet au débat dans le Maroc d’aujourd’hui. Mais il y a des lignes rouges qu’il faut respecter.

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