Abdelouahed Radi : «Mon intention de me libérer du poste de ministre de la Justice n’est pas une tactique électorale»

Abdelouahed Radi : «Mon intention de me libérer du poste de ministre de la Justice n’est pas une tactique électorale»

ALM : Avez-vous réellement demandé à SM le Roi de vous libérer de votre poste de ministre de la Justice à la veille du dépôt de votre candidature pour le poste de premier secrétaire de l’USFP ?
Abdelouahed Radi : J’ai simplement fait une déclaration dans laquelle j’ai affirmé que, si je suis élu premier secrétaire de l’USFP, je demanderai à SM le Roi Mohammed VI de me libérer de mon poste de ministre de la Justice pour me consacrer entièrement à la gestion du parti. Dans la phase actuelle où se trouve l’USFP, je suis prêt à quitter mon poste ministériel pour m’occuper du parti.

Faite à la veille de l’ouverture du huitième congrès de l’USFP, votre déclaration peut être interprétée comme une simple tactique électorale. Qu’en pensez-vous ?
L’avenir de l’USFP, au sein duquel j’ai grandi et j’ai eu l’honneur de militer, durant un demi-siècle et l’intérêt de la Nation, sont plus grands pour que je me livre à un simple jeu électoral. Ma déclaration est d’abord née de ma volonté de rendre service à l’USFP et à mon pays. Je veux également montrer qu’un homme politique peut quitter un poste ministériel pour se consacrer à la vie militante.

Mardi dernier, les initiateurs de l’Appel pour la refondation de l’USFP ont exprimé leur soutien à votre candidature. Comment avez-vous accueilli cette initiative ?
J’ai déjà plusieurs points communs avec tous ces jeunes en quête de renouveau pour leur parti. Avec ces jeunes, je partage la volonté de démocratiser l’USFP, le moderniser et préserver l’unité de ses militants. S’agissant maintenant de leur soutien de ma candidature, je suis naturellement satisfait et très fier d’œuvrer avec eux pour la refondation du parti.
Au cas où vous êtes élu premier secrétaire, quelles seront vos priorités à la tête de l’USFP ?
Je veillerai, d’abord, à préserver l’unité du parti. Et puis j’agirai de manière à instaurer les règles de la démocratie interne au sein du parti, et préparer la relève. Ensuite, je me pencherai sur la préparation du parti pour faire face aux prochaines échéances électorales. Et puis après, je contribuerai à la concrétisation des réformes qu’attend le pays sur le plan politique, social, culturel…

Que représente pour vous le huitième congrès de l’USFP ?
C’est un congrès charnière dans la mesure où le parti passe d’une situation à une autre, aussi bien sur le plan organisationnel que sur le plan de l’orientation politique, qui doit installer les bases du renouveau, du changement et de la préparation de l’avenir.

Comment imaginez-vous la place de l’USFP au gouvernement après le huitième congrès ?
Nous sommes au gouvernement à la suite d’une décision du parti. Nous nous acquittons de notre mission de manière responsable. Le parti va arrêter sa ligne politique lors de ce huitième congrès et il se peut qu’il reconduise la même ligne politique. Je pense que le problème n’est pas dans la ligne politique du parti mais dans la manière de l’appliquer.

Cinq partis, dont l’USFP, ont annoncé récemment leur intention de créer une coalition de gauche. Etes-vous pour une ouverture à gauche ?
L’unité de la gauche ne doit pas s’improviser, elle doit être discutée et négociée en dehors des positions pré-établies.

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