Actes de vandalisme : Ce qui s’est passé à Safi

La ville de Safi retrouve son calme après les incidents du lundi 1er août. Ce jour-là, les quartiers Zaouiya et Kliâa de cette ville ont été le théâtre d’affrontements violents entre des manifestants chômeurs et les forces de l’ordre. Ces dernières sont intervenues, lundi, pour mettre fin à un sit-in des jeunes chômeurs qui occupaient la voie ferroviaire reliant le complexe chimique et le port de la ville. Selon des sources locales rapportées, mardi 2 août, par la presse, les incidents se sont déclenchés vers 16 h et n’ont pris fin qu’à une heure tardive dans la nuit de lundi à mardi. Dans le cadre des actes de vandalisme, les manifestants ont mis le feu aux sièges de la police et des autorités locales de la ville. Selon la même source, les affrontements ont fait des dizaines de blessés parmi les forces de l’ordre et les manifestants. Khalid Naciri, ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, a réagi à ces événements lors d’un point de presse à l’issue du Conseil de gouvernement tenu mardi 2 août. Le ministre a souligné que «les dérives survenues à Safi sont d’un certain niveau de gravité et n’ont aucun rapport avec l’expression démocratique». M. Naciri s’est interrogé si le fait que des manifestants arborent des banderoles avec l’inscription «non au dialogue», mettent le feu aux sièges de la police et des autorités territoriales et portent atteinte aux intérêts des citoyens, s’inscrit dans le cadre d’un programme et d’actions de militantisme en faveur de la démocratie. Le ministre a affirmé, dans le cadre de son intervention, que les agissements des manifestants ayant perpétré les actes de vandalisme n’ont aucun lien avec la démocratie et les intérêts des citoyens. «Certaines parties utilisent à mauvais escient les revendications, dont le champ d’expression démocratique s’élargit au Maroc, et ce, à des fins n’ayant aucun rapport ni avec la démocratie, ni avec les réformes et les intérêts des citoyens», a noté M. Naciri. Dans ce sens, le ministre a mis l’accent sur «la nécessité de respecter les règles de l’Etat de droit qui définissent l’espace des libertés et des obligations, ajoutant que le gouvernement a besoin d’être soutenu par l’opinion publique pour qu’il puisse appliquer la loi dans l’intérêt des citoyens». Le ministre de la communication a fait état, par ailleurs, «de plumes qui s’élèvent, aujourd’hui, pour faire des reproches au gouvernement, disent que les autorités publiques n’assument pas leur responsabilité et appellent ces dernières à faire preuve de plus de fermeté afin d’affirmer l’autorité de l’Etat», faisant remarquer que «ces propos pouvaient être relativement valables s’ils participaient d’une logique cohérente». Le ministre a ajouté qu’il est nécessaire de persévérer dans le cadre des consensus qui sont propres à la société marocaine, en poursuivant l’élargissement de l’espace d’expression démocratique, tout en respectant la loi notamment après l’adoption de la nouvelle Constitution. Contacté par ALM, Amina Bouayach, présidente de l’Organisation marocaine des droits de l’Homme (OMDH), a affirmé que son ONG collecte toujours les informations à propos des circonstances de ces incidents et des raisons de leur déclenchement avant d’établir un communiqué à ce propos.

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