Aéroports encadrés

Le 11 septembre 2001, quatre avions de ligne ont été détournés pour prendre comme cible les deux tours jumelles du World Trade Center à New York et le siège du Pentagone à Washington. Le terrorisme a frappé par les airs. Il est désormais certain que les aéroports sont devenus des enjeux de sécurité très importants. Au lendemain de ces actes terroristes, les Etats-unis ont fait de leurs aéroports un lieu hautement sécurisé. Bagages minutieusement fouillés, passagers contrôlés à plusieurs reprises, avions passés au crible avant le décollage. Le renforcement des mesures de sécurité a également touché les appareils en vol. Il est ainsi devenu strictement interdit à toute personne ne faisant pas partie du personnel navigant d’accéder au cockpit. Des portes équipées de barres et de serrures capables de résister à des balles et à des explosifs ont été installées. Les compagnies aériennes américaines ont même poussé la prudence jusqu’à permettre à leurs pilotes d’être armés et ce, en plus de la présence à bord de personnel de sécurité spécialement entraîné à faire face à toute attaque terroriste. Dans ce climat de psychose terroriste, le Canada, en réaction aux attentats du 11 septembre, a créé une nouvelle agence fédérale indépendante, responsable de la supervision des mesures de sécurité dans les aéroports. Une agence financée en partie par les voyageurs eux-mêmes et dont la mission est de s’occuper de tous les aspects de sécurité, de l’inspection des bagages et des passagers au contrôle des pistes d’atterrissage et de décollage.
Mais il n’y a pas que la menace terroriste qui a poussé les autorités de plusieurs pays à renforcer la sécurité de leurs aéroports. Le Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) a également mis plusieurs de ces infrastructures de par le monde dans un état d’alerte continue en raison du caractère fort contagieux de cette pneumopathie atypique. Des pays comme la Chine, le Vietnam ou Singapour ont mis en place une série de mesures de sécurité et ont détaché plusieurs équipes d’experts, présentes sur place. Débattues lors d’une réunion tenue à Singapour, du 2 au 4 juin, par des représentants médicaux de l’OACI, de l’OMS et de l’Association du transport aérien international, ces mesures consistent à filtrer les passagers, au départ et à l’arrivée, ainsi que le personnel aéroportuaire en plus de fournir des informations à l’intention de tous les voyageurs. L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), dont le siège est à Montréal, a en outre offert aux directions des aéroports internationaux de les aider à mettre en place des mesures adéquates pour empêcher la propagation de cette maladie.

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