Affaire Aminatou Haidar : des membres de l’ASM en grève de la faim à Lanzarote

L’Association le Sahara marocain (ASM) dénonce fermement les allégations mensongères faites autour de l’affaire de la renégate Aminatou Haidar. Une délégation de cette association, composée de seize personnes, est arrivée à Lanzarote aux Iles Canaries en fin de semaine dernière pour observer une grève de la faim, apprend-on auprès de l’ASM. La grève de la faim sera observée à partir de la semaine prochaine à l’aéroport de Lanzarote, à quelques mètres de l’endroit où se trouve ladite Aminatou Haidar, selon la même source. Cette démarche s’assigne pour objectif, d’après l’ASM, de dénoncer les allégations mensongères et provocations d’Aminatou Haidar contre le Maroc et son intégrité territoriale. Le groupe de l’ASM sera soutenu par plusieurs Marocains arrivés de Las Palmas, ajoute les responsables de l’ASM. «Nous dénonçons vivement la désinformation faite autour de la séparatiste. L’affaire Aminatou Haidar est une pièce de théâtre orchestrée par l’Algérie avec le soutien soudain de l’Espagne, pour faire pression sur le Maroc et obtenir ainsi des concessions», a déclaré à ALM Réda Taoujni, président de l’ASM. L’Association informe, par ailleurs, que son président Mohamed Réda Taoujni et la membre du bureau national de l’ASM, Fatiha Bouchouima, ont été retenus, vendredi 4 décembre, par la police des frontières à l’aéroport de Las Palmas durant quarante minutes. «Réda Taoujni et Fatiha Bouchouima n’ont pas rempli la case «nationalité» du formulaire d’entrée sur le territoire espagnol. La police a exigé que cette case soit remplie des mains des deux personnes faute de quoi une interdiction d’entrée à Las Palmas aurait été signifiée», indique l’ASM. Les quarante minutes ont été nécessaires pour tester la réaction stricte et surtout rigide de la police espagnole, ajoute la même source. «L’ambiance s’est détendue lorsque les membres de l’ASM ont expliqué à la police des frontières le but de ce test», souligne l’ASM. Sur ce point, Réda Taoujni a affirmé à ALM que «ce petit test montre que la démarche du Maroc contre Aminatou Haidar est une pratique légale internationale. A partir du moment où nous avons refusé de remplir la case nationalité, les autorités espagnoles nous ont menacés d’expulsion. C’est leur droit. Il s’agit là d’une preuve matérielle de la légalité de la position marocaine», explique M. Taoujni. Ceci dit, et sous un autre angle, l’ASM affirme que le gouvernement espagnol voulant «forcer la main au gouvernement marocain» a voulu organiser, vendredi dernier, «le soi-disant retour d’Aminatou Haidar à Laâyoune». «A bord d’un avion médicalisé de la Croix-Rouge espagnole, la renégate Aminatou Haidar, une députée espagnole du Psoe Delia Blanco, un médecin et un représentant du ministère des Affaires étrangères se sont envolés de l’aéroport de Lanzarote pour se diriger vers le Maroc et après quelques minutes de vol, l’avion est revenu pour atterrir de nouveau à l’aéroport sous prétexte que le Maroc ne leur a pas donné l’autorisation d’atterrir à Laâyoune», apprend-on de l’ASM. A signaler que le Maroc a fait part, vendredi 4 décembre, de son étonnement que certains médias espagnols aient rapporté que le gouvernement de SM le Roi aurait autorisé l’atterrissage, ce jour-là à Laâyoune, d’un vol spécial avec à son bord la dénommée Aminatou Haidar. Un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, relayé par la MAP, précise que cet étonnement «est d’autant plus grand que la position légitime et argumentée du Royaume à ce sujet est parfaitement connue et qu’elle ne saurait changer».

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