Affaire du Sahara marocain : le PAM rappelle au secrétaire général de l’ONU son obligation d’impartialité

Affaire du Sahara marocain : le PAM rappelle au secrétaire général de l’ONU son obligation d’impartialité

Le PAM a exprimé son étonnement quant au «contenu de la lettre adressée par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, au président de la prétendue Rasd», et l’a qualifié de «précédent» qui entame la neutralité requise dans l’institution du secrétariat général de cette organisation. Le bureau national du parti s’est également dit surpris, dans un communiqué publié mercredi 25 novembre, à l’issue d’une réunion consacrée aux derniers développements de la question nationale, de l’ingérence avérée de Ban Ki-moon dans les affaires d’un Etat souverain, membre des Nations unies et dans une affaire soumise à son autorité judiciaire, seule compétente à juger des personnes dont les investigations ont établi leur lien d’intelligence avec les autorités d’un pays étranger.
Le bureau national du PAM a noté que le Maroc, «n’est aucunement responsable du blocage des négociations et n’a fait, durant toutes ces années, que faciliter la mission de l’ONU, en prenant en charge la Minurso, en respectant la décision de cessez-le-feu et les limites de la zone tampon et en répondant aux appels du Conseil de sécurité à travers la présentation de solutions alternatives face à l’impasse dans laquelle s’était enlisé le plan de règlement, en soumettant la proposition d’autonomie que les résolutions du Conseil de sécurité considèrent comme sérieuses et crédibles». Le bureau national du PAM a en outre souligné que «le Maroc n’accepte pas qu’on lui donne des leçons en ce qui concerne la protection des droits et des libertés, alors qu’il a consacré la dernière décennie, avec audace, à la réconciliation avec son passé, à l’élargissement de l’espace des libertés, à la consécration de l’égalité entre hommes et femmes et à la reconnaissance de l’amazigh en tant que langue, une culture et une identité». Il a également déploré «l’agression orchestrée dernièrement par certains partis politiques espagnols contre notre pays et portant sur une question qui fait l’objet d’un consensus national». Par ailleurs, la Ligue des défenseurs des droits de l’Homme au Sahara a exprimé à son tour, vendredi 27 novembre, son étonnement des déclarations attribuées au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, au sujet de la question du Sahara et du contenu de la lettre. Dans une lettre adressée au secrétaire général de l’ONU, la Ligue souligne que ces déclarations «contiennent des contrevérités préjudiciables au processus de négociations entre les parties parrainées par l’ONU».

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