Algérie : 17000 islamistes armés abattus depuis le début des violences

"Quelque 17.000 terroristes ont été éliminés à fin 2005", a affirmé M. Ouyahia précisant que "l’Etat lutte encore contre le terrorisme et avec plus d’acharnement".

Il a également indiqué que l’Etat est "déterminé à appliquer la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, dans la lettre et l’esprit, pour panser les blessures de la société".

Cette Charte, censée tourner la page des violences qui ont fait depuis 1992 plus de 150.000 morts, a permis la liberation depuis début mars de plusieurs centaines d’islamistes détenus pour terrorisme. M. Ouyahia a également assuré que "l’Etat veillera à appliquer la loi relative à l’interdiction de toute activité politique pour les personnes responsables de la tragédie nationale", en allusion aux anciens dirigeants du Front islamique du Salut (FIS-dissous), considérés comme étant à l’origine des violences en Algérie.

"En aucun cas, l’Algérie ne peut revenir à l’anarchie des années 1990", a-t-il dit, en parlant de personnes ayant fait des "déclarations politiques" après leur libération.
"Nous allons dire à ces personnes de cesser de faire des déclarations politiques", a-t-il ajouté, faisant allusion notamment à l’ancien numéro 2 du FIS, Ali Benhadj, qui avait affirmé le 7 mars au lendemain de sa libération qu’il ne voulait pas d’"une réconciliation nationale imposée" par le pouvoir.

La Charte, adoptée fin septembre par référendum à l’initiative du président Abdelaziz Bouteflika, prévoit la libération de plus de 2.600 détenus.

Elle offre également le pardon aux islamistes armés n’ayant pas commis des crimes de sang et se trouvant encore dans les maquis, à condition qu’ils se rendent dans un délai de six mois, aux termes d’une "ordonnance de mise en oeuvre", adoptée lundi par le Parlement.

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