Algérie : deux personnes ont été égorgées à Tebessa

A. Youssef, un moujahid (74 ans), s’est rendu chez l’autre victime A. Abdelhamid, un berger, (33 ans), pour une visite familiale lorsque les deux personnes ont été surprises par l’irruption d’un groupe armé qui les a ligoté avant de les égorger. Le groupe armé s’est emparé ensuite de 300 têtes d’ovins, précise le journal.

Sur le terrain et après une semaine des sept attentats à la voiture piégée en Kabylie ayant fait officiellement six morts et 13 blessés, l’armée algérienne poursuit une vaste opération de ratissage à Annaba (600 km à l’est d’Alger) et à Khenchela (539 km au sud est de la capitale), notamment dans les forêts où se retrancheraient des groupes armés, rapporte mardi la presse locale.

Sur la base de renseignements fiables, l’armée poursuit une opération de ratissage aux monts de l’Edough, dans la wilaya de Annaba, où une quinzaine d’éléments d’un groupe armé, dirigé par Yazid Mabrek alias Cheikh Younès, aurait trouvé refuge. Cheikh Younès, qui dirigeait dans les années 90 un groupe du GIA, est revenu dans la région après avoir rejoint le GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat), souligne la presse, qui indique que Younès s’active désormais au centre et à l’ouest du pays.

Dans la région de Jijel (359 km à l’est d’Alger), des hélicoptères des forces aériennes algériennes bombardent intensivement les refuges où s’abriteraient des groupes armés.

Des sources sécuritaires ont indiqué que les forces héliportées ont été appelées à intervenir pour une opération de bombardement des denses maquis et les refuges des groupes armés. Les forces héliportées ont ciblé des caches susceptibles d’abriter des éléments armés lesquels sont dirigés par un certain Becheni Zoheir.

Dans la Wilaya de Khanchela, l’armée s’est redéployée entre Ouled Ali et Ouled Askar, traquant des membres d’un groupe armé qui aurait trouvé refuge dans la région.
A Boumerdes (50 km à l’est d’Alger), les responsables sécuritaires de la wilaya ont appelé les populations à redoubler de vigilance pour parer à de nouveaux attentats du genre de ceux qui ont frappé, le 13 février dernier, les communes de Si Mustapha et Souk-El-Had. La même vigilance est remarquée dans la ville de Tizi Ouzou (103 km à l’est d’Alger), secouée ces derniers temps par des attentats sanglants.

Selon le maire de Boumerdès, cité mardi par le Soir d’Algérie, la situation sécuritaire dans la wilaya, "vu la conjoncture et le changement de la nature du terrorisme, le passage que traverse cette ville est dangereux". Il a été ainsi décidé l’interdiction du stationnement des véhicules devant les bâtiments officiels.
En dépit de l’adoption par référendum, en septembre 2005, d’une charte pour la paix et la réconciliation nationale, la violence se poursuit en Algérie alors que l’état d’urgence, instauré en février 1992, est toujours en vigueur.

Les violences en Algérie ont fait entre 150.000 et 200.000 morts depuis 1992, selon un bilan officiel.

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