Appel à l’accélération du processus de démocratisation

Appel à l’accélération du processus de démocratisation

«Contre l’autisme des Etats», c’est le titre du communiqué que viennent de publier les membres du Collectif démocratie et modernité qui ont répondu à l’appel de la jeunesse pour la marche du 20 février. «Nous étions parmi les manifestants pour exprimer, avec différentes composantes de la société marocaine, la nécessité et l’urgence de changements en profondeur du système politique visant à instaurer une démocratie politique, économique et sociale». Ainsi le Collectif, présidé par Kamal Lahbib, a salué «le haut niveau de conscience politique des jeunes du 20 février, et leur choix de mener des manifestations non violentes , tout en condamnant les dérives ayant occasionné la destruction de biens privés de la part de petits groupes de délinquants». Selon, le CDM, «si le Maroc a commencé à faire quelques réformes, force est de constater que le processus de démocratisation engagé est aujourd’hui en panne». Ainsi, dans son communiqué, le CDM se fait écho de l’expression des manifestants «sortie dans plus d’une soixantaine de villes» qui ont appelé à des réformes. Il est question de réformes constitutionnelles ainsi que des réformes pour «la justice sociale et la répartition équitable des richesses, la lutte effective contre la corruption qui mine le pays. Une justice indépendante et équitable», précisent les membres du Collectif. Parmi les mesures urgentes que propose le CDM, on cite la mise en place d’un gouvernement non pléthorique, composé de personnalités crédibles, compétentes, intègres, impliquées dans le processus de démocratisation pour gérer la transition en attendant des élections libres et transparentes. Le CDM appelle également à la mise en place d’une commission nationale indépendante pour préparer les prochaines élections, ainsi qu’ à l’ouverture d’un débat national public sur les réformes constitutionnelles qui garantissent la souveraineté populaire et la responsabilisation des gouvernants face au peuple. Par ailleurs, le Collectif s’est adressé aux partis politiques pour une recomposition du champ politique et un ancrage auprès des populations, en faisant primer les aspirations et les intérêts des populations sur les intérêts étroits des groupes et des personnes. «Le respect des libertés publiques et du droit de rassemblements et manifestations pacifiques» figure également parmi les revendications du CDM qui, tout en saluant l’attitude des autorités face au respect de la marche du 20 février, condamne avec fermeté le changement d’attitude des mêmes autorités qui interdisent depuis toute initiative de sit-in et de manifestations pacifiques.

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