Arrêtez l’hécatombe

Un accident de la circulation résulte généralement de l’interaction de trois facteurs. Il s’agit du facteur humain, conducteur ou piéton, le facteur véhicule, (état mécanique, équipements…) et le facteur infrastructure, (route et environnement…).
Selon une étude réalisée par le ministère de l’Equipement, le facteur humain vient en tête, en tant que cause unique des accidents de la circulation, avec 78 % en 1996 et 86 % en 1997, alors que le facteur de l’infrastructure routière et son environnement représente seulement 3,4 % en 1996 et encore moins en 1997. Selon la même étude, le nombre des accidents de la circulation connaît une progression alarmante.
Entre 1981 et 2000, il y a eu plus de 56 mille tués pour plus de 688 mille accidents corporels ! Uniquement en 2000, le Maroc a déploré pas moins de 3.627 morts, 13.000 blessés graves et 60.624 blessés légers. Pour parer cette situation, le ministre du Transport et de la Marine marchande, Mustapha Mansouri à l’époque, avait proposé, en 1999, dans le cadre du Plan quinquennal de développement socio-économique 1999-2003, de réduire de 25 % le nombre de tués des accidents de la circulation.
Et pour relever le défi, le ministre avait prôné un certain nombre de mesures. Lesquelles s’articulent, entre autres, autour de l’investissement dans le secteur de l’éducation des futures générations, relève de demain, l’amélioration de la formation au niveau des centres de formation des conducteurs, la promotion d’une politique locale de sécurité routière, l’actualisation de l’arsenal juridique, le renforcement du contrôle routier et la visite technique des véhicules, l’amélioration des conditions de sécurité routière en ce qui concerne les moyens de transport de voyageurs et de marchandises et le renforcement de la coordination entre les secteurs concernés par la sécurité routière.
Force est de constater maintenant que tous les espoirs suscités sont restés lettres mortes. En effet, le non-respect du code de la route est devenu monnaie courante. Les feux rouges ne servent plus à rien. Les panneaux de signalisation sont devenus inutiles. Et le bilan ne continue que de s’alourdir. En témoigne le drame de dimanche dernier à Sidi Bouaâthmane dans les environs de Marrakech. Selon des sources responsables, l’accident qui a fait 17 morts et plus de 40 blessés, dont huit grièvement, a pour cause l’imprudence, l’excès de vitesse et le non-respect du code de la route.

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