Au commencement, l’économie

La mise en place d’une institution telle que celle de l’Agence de promotion et de développement économique et social des provinces du sud du Royaume, en dehors de son caractère institutionnel, ne remplit pas uniquement des objectifs motivés par des considérations d’ordre promotionnel. Loin de là, l’agence est destinée à centraliser et à concentrer les efforts de développement économique et social du pays au niveau de toutes ses régions.
La première, et qui reste une priorité, est celle de la régionalisation. L’objectif étant de combler la carence qui subsiste aussi bien sur le plan économique que social, pour ne citer que le chômage et le déficit en matière de logement. Toutefois, il n’est un secret pour personne que dans une optique plus lointaine, l’agence est destinée à favoriser l’ancrage du Sahara dans un modèle de développement intégré.
Le décret portant création de cette agence est venu suite aux directives du souverain le 6 mars 2002 à Laâyoune et dans le dernier discours du trône. Les zones prises sous la coupole de l’agence, intègrent l’ensemble des communes, relevant des régions Guelmim-Smara, de Laâyoune-Boujdour-Saqiat Al-Hamra, et d’Oued Eddahab-Lagouira.
Juridiquement, cette institution placée sous la tutelle directe de la Primature, est une personne morale dotée de l’autonomie financière. Son conseil d’administration est constitué de représentants de l’Etat et des présidents des conseils des régions y siègeront à titre consultatif.
Les missions dont est investie l’agence reposent sur de nombreux volets. C’est ainsi qu’elle est chargée d’étudier et de soumettre aux autorités compétentes des programmes économiques et sociaux intégrés. Ces derniers doivent prendre leur origine dans une stratégie qui prend en considération notamment la sécheresse. Par ailleurs, l’agence doit proposer des projets aux personnalités morales de droit public et de droit privé qu’elles soient de nationalités marocaines ou étrangères. La recherche des moyens de financement incombe également à l’agence, afin de mettre en oeuvre des programmes et des projets. Autre volet et non des moindres est celui du contrôle. En effet, l’agence à pour obligation d’assurer le suivi, pour le compte de l’Etat et des collectivités locales, de l’ensemble des programmes et des actions.
Notamment lorsque ces derniers visent à la réalisation des politiques sectorielles pour le développement et la promotion économique et sociale.
Mais, il reste que l’initiative privée et la promotion de l’emploi nécessitent une attention particulière et ce à tous les échelons du pays.

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