Au rythme de la cause féminine

«Je vois que le Parlement va prendre un nouveau caractère, car la présence de 35 femmes en son sein, va changer le climat de travail tant au niveau de la forme des débats que pour ce qui est du contenu des questions qui seront posées, de la manière de leur traitement ou de la nature même de la lutte au sein de l’institution élue ». C’est en ces termes que Amina Ouchleh brosse les contours du climat qui pointe à l’horizon de la Chambre des représentants.
Pour cette militante de la cause sociale, il ne s’agit nullement d’une prospection dans le vide. Son statut et ses fonctions en tant que membre de la Commission administrative de l’USFP, secrétaire générale du secteur des Femmes ittihadies, première vice– présidente de la Commune Agdal-Riad et conseillère au cabinet du président de la Chambre des représentants lui permettent d’avoir constamment les pieds sur terre.
La lutte à présent, dit-elle, va prendre de nouvelles formes et porter sur des sujets qui étaient évoqués de manière timide et superficielle. Des sujets qui intéressent à la fois des domaines économique, social, juridique et politique. Et de préciser pour lever toute équivoque : « la présence des femmes ne doivent en aucun se limiter à des questions qui leur sont spécifiques. Car, les problèmes de la famille et des enfants, à titre d’exemple concernent tout le monde. De même que lorsqu’on aborde les questions du monde rural, de l’artisanat, ou autres, l’on parle de manière ou d’une autre de la femme. « Et le rôle des députés, puisque nous sommes des représentantes de la Nation, ajoute-t-elle en signe de précision, est justement de poser les questions qui intéressent l’ensemble du peuple marocain ; c’est-à-dire aussi bien les femmes que les hommes. Car, au coeur du débat sur l’Etat de droit et le respect des droits humains, il y a la condition féminine. Bien entendu, la cause des femmes est celle de toute la société et le débat qui sera ouvert dans la Chambre des représentants apportera sans doute du bien au pays ». Cependant, en guise de précaution, M. Ouchleh insiste à faire inscrire ses propos dans la logique du temps.
Trois élément constituent sa boussole et lui dictent ses orientations et options à la fois politique et intellectuelle : il s’agit en premier lieu des préceptes de l’Islam, ensuite des conventions internationales et enfin de la Constitution. Une trilogie qui pourrait fonctionner dans l’harmonie et garantir l’égalité entre l’Homme et la femme devant la justice et dans les différents domaines sociaux et économiques.

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