Augmentation en 2005 des affaires de corruption devant les tribunaux

Répondant lors de la séance des questions orales au gouvernement, il a affirmé que son ministère oeuvrait "dans le cadre d’un programme pour mettre en application le plan gouvernemental de lutte contre la corruption en renforçant le rôle du parquet".

Mais il a reconnu que "le Maroc n’a pas encore atteint la totalité des objectifs escomptés dans ce domaine, car cela exige une meilleure coordination entre les autorités publiques, le secteur privé et la société civile ainsi que l’adoption de plusieurs réformes".

La corruption reste très présente dans les pays du Maghreb, bien que le Maroc, l’Algérie et la Tunisie aient signé la Convention des Nations unies de lutte contre ce fléau, selon Transparency international (TI).

L’Indice de perception de la corruption (IPC) de TI est une enquête composite qui reflète les perceptions d’hommes d’affaires et analystes résidents ou non dans les pays étudiés. La note IPC s’étend de 10 (probité élevée) à 0 (très corrompu).

A la 43ème place sur 158, la Tunisie est la mieux placée avec 4,9, devant le Maroc (3,2) à la 78ème place, l’Algérie (2,8) à la 97ème place, et enfin la Libye 2,5 à la 117 ème place.

Pour le secrétaire général de TI Maroc, M. Izzedine Akesbi, "le Maroc connaît une situation de corruption endémique et en dépit des révélations de scandales par la presse, très souvent la justice ne donne pas suite".
"Rien de sérieux n’a été fait contre ce fléau", avait-il souligné.

TI Maroc souhaite des mesures concrètes pour assurer l’indépendance du système judiciaire, la ratification de la Convention de l’Onu signée en décembre 2003 et la création d’une agence de lutte contre la corruption qui "soit indépendante et crédible".

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