Avec Khalid Zohir, élu PJD à Oujda, le PAM réussit sa première grosse prise

Avec Khalid Zohir, élu PJD à Oujda, le PAM réussit sa première grosse prise

ALM : Vous avez suscité une polémique en quittant le PJD pour rejoindre le PAM. Qu’est-ce qui vous a poussé à faire un tel changement ?
Khalid  Zohir : J’ai commencé ma carrière politique en mars 1998. Dès que je suis rentré au bercail, après avoir terminé mes études à l’étranger, je me suis engagé politiquement. C’est une fibre familiale.  J’ai été élu au conseil municipal de la ville d’Oujda en 2003 en tant que candidat du Parti de la justice et du développement (PJD). Cela m’a permis d’assumer la responsabilité de premier vice-président du Conseil communal d’Oujda. Et en 2004 – ça ne date donc pas d’aujourd’hui – j’ai  préféré me retirer du PJD avec trois autres conseillers communaux locaux.
La cause est simple et trouve son explication dans la guerre des clans qui avait lieu entre les anciens militants du Mouvement populaire démocratique et constitutionnel (MPDC) et ceux du Mouvement unicité et réforme (MUR). On était quatre à quitter ce parti et on a commencé à chercher une structure qui nous permettrait de servir notre ville et notre pays dans un cadre responsable.

Ce cadre «responsable», vous l’avez trouvé dans le PAM, ou avez-vous adhéré à ce parti pour des raisons électoralistes ?
Je dois préciser que  je fais partie du Mouvement pour tous les démocrates (MTD) qui est à la base du PAM. En plus, le fait de lancer un nouveau parti pour redorer le blason de la politique s’inscrit en consonance avec les attentes des jeunes. Donc j’ai regagné le PAM par conviction du moment qu’il défend plusieurs idées auxquelles je crois et à leur tête l’approche régionale qu’il prône. Un projet moderne et démocratique qui met en exergue la spécificité locale tout en la fédérant à une vision nationale harmonieuse. C’est aussi faire converger toutes les bonnes volontés et donner à l’action politique sa dimension sociale et éthique, en plus de la consistance nécessaire dont elle a besoin pour  traduire dans la réalité les choix opérés. Sur le plan local, le PAM opte pour un développement durable à travers la bonne gouvernance et l’adhésion des citoyens à la conception des programmes de développement. En plus, c’est un parti qui prône la confiance dans un Maroc en devenir.

En tant qu’élu local, qu’est-ce que vous allez apporter au PAM ?
D’abord il faut rester un homme «clean» et être à l’écoute des citoyens tout en apportant des propositions pertinentes pour une meilleure gestion de la chose locale. Gagner la confiance du citoyen en accompagnant l’action de l’Etat dans l’ensemble des chantiers structurants tout en évitant de sombrer dans le discours démagogique qui a discrédité l’action politique. Il faut aussi éviter de laisser la chaise vide tout en contribuant à la relégation des approches archaïques. Cela passe aussi par la sensibilisation à l’importance de l’implication dans l’action politique et non dans l’intérêt politique.

Dans deux mois, vous allez vous confronter à vos amis d’hier. Sera-t-il facile de convaincre ces mêmes électeurs qui vous ont fait confiance par le passé, alors que vous étiez du PJD, par un nouveau discours ?
D’abord les gens que je connais n’étaient pas sur les listes du PJD en 2003.  Et cela ne doit pas poser problème lorsqu’on défend l’intérêt général. D’autant plus que je souhaite aussi convaincre le groupe d’amis qui ont quitté le PJD pour regagner le PAM pour constituer une force de propositions. Il faut aussi que le maillage qui constitue le PAM soit exemplaire et en mesure de tirer profit de la renaissance que connaît notre pays.

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