Azami Al Idrissi : «Nous comptons présenter le projet de loi de Finances dans trois ou quatre semaines»

Azami Al Idrissi : «Nous comptons présenter le projet de loi
de Finances dans trois ou quatre semaines»

ALM : Où en est aujourd’hui le projet de loi de Finances ?
Driss Azami Al Idrissi : Nous sommes en train de travailler sur des questions techniques. Une première étape a concerné l’adaptation du projet de loi de Finances avec la nouvelle structure gouvernementale. Nous nous sommes aussi penchés sur son adaptation par rapport au programme gouvernemental et la mise en œuvre de ses priorités. Il a fallu aussi conformer le projet de loi de Finances aux grandes orientations qui ont été arrêtées dans le cadre des Conseils de gouvernement et des ministres la semaine dernière. Dans ce cadre, trois orientations ont été arrêtées en harmonie avec le programme. Il est question de tout ce qui a trait à l’amélioration de la bonne gouvernance, la réforme de l’administration et de la justice et la facilitation de leur accès aux citoyens. Le deuxième axe s’articule autour de la poursuite des programmes et des politiques sectorielles à travers un appui à l’investissement public dans les secteurs productifs. Le troisième axe concerne l’amélioration des politiques et des programmes sociaux.

Quelles sont les mesures sociales contenues dans ce projet de loi ?
Sont prévues pour ce qui est de ce volet social la mise en place de l’agence de lutte contre l’analphabétisme et la généralisation progressive de l’assurance maladie obligatoire et du RAMED. Il y a aussi d’autres mesures pratiques telles que la création d’un fonds de solidarité. Outre la généralisation des programmes sociaux, on projette l’instauration d’une aide directe aux populations les plus démunies. Donc nous travaillons aujourd’hui sur les ressources et cherchons les contributions de solidarité qui seront attribuées à ces fonds-là. Nous travaillons aussi sur les mesures d’octroi des allocations. Le programme d’aide directe visera, entre autres, la promotion de l’éducation et la promotion de la santé pour les couches les plus défavorisées.

Quels sont les autres volets compris dans ce projet ?
Il y aura également des mesures concernant le début de la mise en œuvre de la régionalisation avancée, notamment en ce qui concerne l’aspect financier de ce chantier. A ce propos, la Constitution prévoit la mise en place de deux fonds : le fonds de solidarité régional et un fonds de mise à niveau régional qui concerne les infrastructures de base et les infrastructures socio-économiques. Le projet de loi de Finances met aussi un accent particulier sur l’emploi et l’auto-emploi à travers des mesures incitatives et d’assistance au profit des jeunes et des diplômés chômeurs.

Quand sera présenté le projet de loi de Finances au Parlement ? 
Nous comptons présenter le projet de loi de Finances dans trois ou quatre semaines à peu près. Maintenant, si la session parlementaire est encore ouverte, on va y présenter le projet. Sinon, le gouvernement appellera à la tenue d’une session extraordinaire dédiée au projet de loi de Finances. C’est cela l’agenda prévu par le gouvernement.

On parle aujourd’hui de divergences entre le ministère délégué chargé du Budget dirigé par vous (du PJD) et le ministère de l’économie et des finances dirigé par Nizar Baraka (Istiqlal). Qu’y répondez-vous ?
Sur ce plan-là, il n’y a aucune difficulté particulière. Des organes de presse ont parlé de divergences. J’y réponds que nous ne travaillons pas dans la divergence. Bien que le gouvernement soit formé de 31 ministres qui appartiennent à des partis différents, ce sont la cohérence de l’action publique et la solidarité de l’action gouvernementale qui priment et convergent vers un même objectif. Notre seul souci est de travailler dans l’harmonie, l’efficacité et de veiller à ce que l’action publique soit au service des citoyens.

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