Banque mondiale : le maroc peut mieux faire

Les conclusions du tout nouveau rapport de la Banque mondiale portant l’évaluation du secteur juridique et judiciaire marocain sont sans ambiguïté. L’importance apportée par le Maroc à la réforme de sa justice est appréciée à sa juste valeur. Les avancées réalisées dans le secteur sont indéniablement, dues aux efforts soutenus du ministère qui a pu relever plusieurs défis. «Toutefois, note le rapport, le secteur judiciaire reste encore mal perçu par les citoyens d’une manière générale qui lui reprochent fréquemment un manque de transparence et d’efficacité». La réforme de l’appareil judiciaire dans son ensemble est aussi au rang des nécessités. Dans ce contexte, un haut niveau de formation professionnelle est nécessaire. L’appareil judiciaire doit suivre l’évolution économique et sociale du pays. Le nouveau Conseil Supérieur de la Magistrature sera amené à impulser une orientation plus professionnelle. Aussi, plus que la spécialisation, c’est la professionalisation des magistrats qui est la priorité absolue. Le rapport de la Banque mondiale épingle aussi l’enseignement du droit qui repose sur des programmes anciens. Bref, la formation des juristes présente un certain nombre de lacunes . Egalement à revoir, l’accès aux informations juridiques. Depuis 1998, le ministère de la Justice s’est engaé, avec l’apui des bailleurs de fonds, dans un vaste programme d’informatisation des juridictions. Le rapport loue les réalisations opérées à ce niveau tout en appelant à l’extension de ces efforts à l’ensemble des juridictions et une mise à niveau régulière. La réforme juridique et judiciaire est un mécanisme de l’Etat de droit, indispensable pour bâtir une société nouvelle et jeter les fondements d’une économie moderne. L’expérience dans d’autres pays le montre, pour assurer la croissance économique et endiguer la pauvreté, les objectifs globaux d’une réforme judiciaire devraient inclure l’effectivité des lois et des contrats et la sanction de leur non respect à travers des voies d’exécution efficace. Cela est nécessaire pour endiguer la corruption et garantir la transparence. L’évaluation du secteur juridique constitue dès lors une étape incontournable dans le chemin du développement. Le renouvellement des instutions du pays permettront de dégager un certain nombre de priorités, en particulier la mise à niveau de la justice et sa promotion en tant que facteur essentiel dans la croissance économique.

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