Barrages, politique d’un Roi

L’eau, c’est le pétrole de demain. L’avenir de l’humanité reposera sur cette source naturelle, qui se fait de plus en plus rare. Le Roi Hassan II, en tant que grand visionnaire, a été l’un des premiers à comprendre l’importance de l’eau sur le plan économique, social et géostratégique.
La politique des barrages que le défunt a mis en place depuis les années 30 n’est en aucun cas le fruit du hasard. C’est le résultat de tout un travail de réflexion et de vision scientifique des phénomènes de la nature, notamment le cycle de la sécheresse. Un phénomène conjoncturel qui s’est transformé, depuis les années 80, en un problème structurel.
C’est dans cette perspective, qu’une politique des barrages a vu le jour au Maroc avec la mise en service en 1929 de «Sidi Saïd Machou», comme premier barrage du Royaume. Une politique qui s’est renforcée à partir des années 60 et 70 par la construction de grands barrages : Al Massira, Youssef Ben Tachfine, Mansour Eddahbi, Idriss premier, Oued El Makhazine, Mohammed V…Il s’agissait de doter les régions agricoles les plus exposées au phénomène de la sécheresse de l’eau.
Selon des statistiques qui datent de 1987, le Maroc compte, pas moins de 61 barrages qui couvrent presque tout le pays, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest. Les plus grands en terme de capacité : Al Massira (2760 mm3), Bine El Ouidane (1384), Idriss premier (1186), Sidi Mohamed Ben Abdallah (486) et Mohammed V (410). Depuis les années 80, il a été décidé la construction d’au moins un barrage par an. Ainsi, rien qu’entre 1981 et 1987, 43 barrages ont été mis en service. Les principales régions concernées : Al Hoceima, Agadir, Marrakech, Ifrane, Khenifra et Bouarfa.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *