Belliraj aurait aidé à déjouer un attentat terroriste dans un pays européen

L’affaire Abdelkader Belliraj continue de faire la Une de la presse belge. Entre ceux qui crient au scandale considérant que la Sécurité d’Etat belge aurait commis une erreur en validant l’engagement d’un «individu entretenant des liens avec Al Qaïda» comme informateur rémunéré et ceux qui estiment que lesdits services auraient tiré bénéfice de l’enrôlement de Belliraj.
Ainsi, le journal «La libre Belgique» a publié un entretien avec le patron des services secrets belges, Alain Winants, dans lequel, ce dernier estime que «la divulgation de l’information sur le statut d’informateur d’Abdelkader Belliraj est une irresponsabilité totale». Dans le même entretien, M. Winants a annoncé que son département a déposé une plainte contre X suite à la divulgation de cette information. Une divulgation qui a pour objectif, selon M. Winants, de porter atteinte à l’image des services de renseignements. Une manière indirecte d’accuser d’autres services de vouloir déstabiliser la Sécurité d’Etat. Il a qualifié le reproche fait à ses services de ne pas réagir aux informations concernant le fait qu’un individu travaille ou non pour les services de renseignements de «malhonnêteté intellectuelle». «La loi nous interdit toute communication du genre», a-t-il rappelé avant d’ajouter : «Je me pose vraiment des questions sur le timing de l’affaire. Je vous rappelle qu’on doit bientôt parler au Parlement de nos méthodes de recueil des données. Alors, est-ce un hasard ? Est-ce innocent?», s’est-il interrogé. Le chef des services secrets belges a aussi tenté de disculper son département au sujet de Belliraj. «Les informateurs sont toujours évalués en profondeur, mais aucun service de renseignements au monde ne peut être certain de ne pas tomber sur une source qui joue double», a-t-il dit. Par ailleurs, le quotidien «Tijd» a indiqué dans son édition du vendredi 7 mars que Abdelkader Belliraj aurait aidé la Sécurité d’Etat belge à «déjouer un attentat dans un autre Etat européen». Le quotidien néerlandophone, citant plusieurs sources, affirme que Belliraj, en tant qu’informateur des services belges a «donné des informations cruciales» qui ont permis de «déjouer un attentat dans un autre pays européen».  Cette information, divulguée très probablement par la Sécurité d’Etat belge dans le cadre de la guerre entre les services, déclenchée par cette affaire, est une contre-offensive du département d’Alain Winants pour redorer son blason et justifier l’engagement de Belliraj en tant qu’informateur.
Abdelkader Belliraj a-t-il été assez utile aux services belges au point de fermer les yeux sur des activités criminelles qu’il entretenait en parallèle ? Une commission d’enquête créée au sein du Parlement belge devra répondre à cette question, entre autres ?

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