Benhima en superwali

Dans la crise des nouveaux abattoirs, la voix des responsables de Casablanca n’est pas vraiment audible. Silence radio aussi bien de la part du conseil de la communauté urbaine que de la Wilaya du Grand Casablanca.
Driss Benhima, qui règne sans partage sur la capitale économique, s’engage à ce qu’il n’y ait pas de pénurie de viande. Mais en attendant, les prix flambent à cause de la baisse du tonnage dû à la fronde des chevillards. Ces derniers justifient entre autres leur attitude par l’augmentation des taxes et autres redevances. En tout et pour tout, elles sont de 5,15 Dhs dans les nouveaux abattoirs contre 2,50 dans l’ancien complexe de Roches Noires. Ce qui va durablement renchérir le prix de la viande. Une aubaine pour l’abattage clandestin qui connaît déjà une ampleur considérable. On peut toujours arguer que les citoyens gagnent au change en termes de qualité et d’hygiène.
Ce système de taxation comprend un nouvel impôt de 5,15 Dhs imposé par M. Benhima lui-même sans concertation avec la communauté urbaine, destiné à ses yeux à rembourser le crédit (70 milliards de centimes) contracté pour construire les nouveaux bâtiments. Autrement dit, ce sont les consommateurs, puisque la taxe sera répercutée sur eux, qui financeront le projet construit par la société espagnole. À moins de changer la loi, l’institution d’une taxe pareille ne relève pas des attributions de la wilaya mais de celles du conseil de la communauté urbaine.
Dans toute cette affaire qui est mal gérée, la communauté urbaine a été marginalisée par l’autorité locale. Maintenant que les choses coincent, le dossier a été refilé comme une patate chaude au gouverneur de la préfecture de Ben-Msik-Sidi Othmane. C’est lui qui a pris le relais pour trouver une solution à la crise. Il aura fort à faire pour venir à bout des réticences des chevillards.

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