Biographie

Officiellement né le 9 octobre 1906 à Joal, au sud de Dakar, Léopold Sédar Senghor, membre de l’Académie française depuis 1984, s’était fait l’apôtre de «la civilisation de l’universel». Ne parlant que le Sérère jusqu’à l’âge de sept ans, il apprend le français à la mission catholique de son village natal. Mais le sacerdoce n’étant pas sa vocation, il entre, après son baccalauréat de philosophie, au lycée Louis Le Grand à Paris où il se lie d’amitié avec le futur président français Georges Pompidou, et l’Antillais Aimé Césaire avec lequel il crée la théorie de la «négritude». Agrégé de l’Université de Paris en 1935, professeur de français-latin-grec au Lycée Descartes de Tours, Senghor, mobilisé en 1939, est fait prisonnier par les Allemands en juin 1940. Réformé en 1942, il redevient professeur et participe à la résistance contre le nazisme. En 1945, Senghor publie «chants d’ombre», son premier recueil de poésies, tout en entamant une carrière politique française. Francophile avoué, Senghor s’est aussi fait l’ardent défenseur des populations noires d’Afrique de l’Ouest. Devenu chef d’Etat, il considérait que l’essentiel de sa «triple vie» d’homme politique, de professeur et d’écrivain, résidait dans la poésie, « forme la plus accomplie de la culture», « fondement et but ultime de la politique». Son nom a été cité plusieurs fois pour le Prix Nobel de littérature. Il était également un membre illustre de l’Académie du Royaume du Maroc. Divorcé, il avait épousé en secondes noces Colette Hubert, une Française originaire de Normandie, région où il a passé les dernières années de sa vie. Il était père de trois enfants, dont deux sont décédés.

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