Bourrahim : «Casablanca doit mieux se vendre»

Bourrahim : «Casablanca doit mieux se vendre»

ALM : Quels sont les points qui ont été à l’ordre du jour de la session extraordinaire du Conseil de la ville, tenue hier mardi ?
Mohamed Bourrahim : La session extraordinaire qui s’est tenue mardi due à la demande des élus, a porté principalement sur le transport. C’est l’axe central de l’ordre du jour.

Justement, quelles sont les solutions préconisées pour faire face aux problèmes que pose le transport à Casablanca ?
Tout le monde connaît la situation du transport. La commune urbaine dépensait, avant, 5 millions de DH par mois et le nombre des bus ne dépassait pas 26 dans toute la ville. Aujourd’hui avec la concession, le nombre des bus est plus important : 650 bus au total. C’est en comparant la situation d’antan qu’on pourrait évaluer les avancées réalisées en matière de transport urbain à Casablanca. Il est vrai que nous ne sommes pas encore arrivés à une situation idéale. Vous savez, l’axe du transport est très grand. Nous sommes en train de travailler sur l’étude du tramway, solution que nous estimons la plus adéquate pour la ville. Le plan de développement urbain est également en étude. Il est actuellement en phase finale.

Quels sont les grands chantiers de Casablanca pour les années à venir ?
Il y a plusieurs chantiers qui se mettent en place. À côté du transport, il y a un projet d’adressage et de jalonnement. Souvent, vous n’arrivez pas à trouver votre destination, vous vous perdez dans les ruelles et les avenues. Nous sommes en train de travailler sur le plan de la ville pour faciliter l’adressage. Toutes les avenues et les rues, informatisation aidant, seront bientôt intégrées dans un plan d’adresse complet.
Nous allons aussi revoir notre contrat avec la Lydec. Nous allons discuter la gestion, les prix et le plan d’investissement. Il faut que Casablanca profite au maximum des investissements. Il y a aussi le projet Marina, le projet d’aménagement du littoral et celui de la nouvelle décharge publique. L’étude de cette dernière est d’ailleurs achevée. Par ailleurs, Casashore, zone dédiée à l’offshoring, qui vient d’être lancé par SM le Roi Mohammed VI, constitue l’un des plus grands chantiers de la ville. Il y a aussi le grand projet d’aménagement de l‘aérodrome d’Anfa, un nouveau centre ville pour la métropole. 
En fait, le plus important, c’est que les différents intervenants locaux partagent une même vision. Casablanca doit avoir sa nouvelle identité qui la distingue des autres villes du Royaume et des capitales européennes.

Casablanca connaît un grand problème foncier. Comment pourrait-elle faire face à cette crise qui risque d’entraver son développement ?
Le foncier, est en effet, un grand problème. La ville doit s’ouvrir sur d’autres espaces. Il faut dépasser cette situation de saturation. À mon avis, il convient de concevoir un plan d’aménagement pour toute la région de Casablanca, Rabat, Settat et El Jadida, afin d’avoir une vision globale. Si non, la crise du foncier se posera avec plus d’accuité d’ici 10 ou 15 ans. Il devient donc urgent de créer des villes satellites. 

Dans le cadre de l’unité de la ville, croyez-vous qu’une seule personne peut-elle gérer tous les problèmes d’une métropole de l’envergure de Casablanca ?
Une seule personne ne peut pas gérer toute une ville. Mais à Casablanca, ce n’est pas le cas. C’est un travail de toute une équipe et pas uniquement d’une seule personne. Auparavant, les fonctionnaires des communes consommaient plus de 90 % du budget et la ville était comme un village. L’unité veut dire une ville unique, avec une vision globale. Pour moi, le bilan de cette expérience durant ces premières années, est positif. 

À votre avis, qu’est-ce qu’il faut faire pour que Casablanca joue pleinement son rôle de capitale économique du pays ?
Casablanca est la capitale économique du Royaume. La preuve, plus de 45 % de la consommation et des investissements se trouvent à Casablanca. Les grandes décisions économiques se font également ici. Maintenant, ce qu’il faut c’est une identité économique précise susceptible de se vendre à l’étranger.

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