Boussaid : Le ministre de l économie trace les priorités de la loi de Finances 2014 devant la presse

Boussaid : Le ministre de l économie trace les priorités de la loi de Finances 2014 devant  la presse

Mohamed Boussaid s’est posé en homme de communication hier à Rabat, en présentant à la presse la loi de Finances 2014.

«C’est la première en ma qualité de ministre de l’économie et des finances et j’espère qu’elle annoncera un processus de communication continu qui permettra d’informer sur la situation économique et financière nationale», a-t-il déclaré. Il a considéré que c’est un défi à relever comme l’ont été ceux qui ont permis la finalisation et le dépôt de la loi dans le délai constitutionnel malgré le temps pris par le remodelage de la majorité gouvernementale et, 2ème gageure: «rétablir les équilibres macroéconomiques dans une conjoncture internationale perturbée».

La loi de Finances 2014, a-t-il affirmé, a pour objectif essentiel d’installer la «relance et la confiance». Il a ajouté que si elle a été prise dans un contexte politique, économique et budgétaire particulier et qu’elle prévoit des mesures en faveur du citoyen, de la cohésion sociale et le promotion de l’emploi, elle n’en oublie pas pour autant l’entreprise et l’investissement. Il a également considéré que le propre de cette nouvelle loi est de fixer les priorités pour les trois prochaines années. Le ministre a ainsi précisé en ce qui concerne les objectifs cardinaux de relance et de confiance que 4 piliers ont été retenus que sont l’industrialisation et l’appui à l’export, le PPP comme levier d’investissement structurant, la compétitivité territoriale et économique et l’accélération ainsi que la mise en cohésion des stratégies sectorielles.

Au plan des mesures prévues par la  LF 2014 en faveur du citoyen, et donc de la demande domestique, Mohamed Boussaid, a cité la poursuite de la prise en charge par le budget général des dépenses de la Caisse de compensation à raison de 35 milliards de dirhams, la maîtrise du taux d’inflation à 2%, l’allocation de 2,9 milliards de dirhams «pour l’avancement d’échelon et de grade du personnel administratif et 4,6 pour le règlement des rappels antérieurs». Il a aussi cité dans ce contexte la prorogation de la suspension des droits d’importation appliqués au blé jusqu’au 30 avril 2014. Pour ce qui est du renforcement de la cohésion sociale, il a cité différentes mesures dont celle en particulier de «l’appui à la seconde phase de l’INDH pour une enveloppe budgétaire de 1,7 milliard de dirhams pour la seule année 2014».

En conclusion, a-t-il déclaré, 53% du budget de l’Etat sont orientés vers les départements sociaux. Au chapitre de l’emploi, il a cité les 500 millions de dirhams de l’indemnité pour la perte de l’emploi, l’institution d’un régime fiscal spécifique à l’auto-entrepreneur et l’appui aux programmes de promotion d’emploi: Taatir, Idmaj et Taehil.
S’agissant de l’entreprise, le ministre a expliqué que différentes mesures ont été prises pour promouvoir son action telles que la réservation de 20% de la commande publique aux PME, l’institution de la procédure de remboursement du crédit TVA et l’accélération des délais de déduction de la TVA.

Il a aussi annoncé la facilitation de l’accès des PME au financement à travers la mise en œuvre de la garantie de l’Etat à propos de laquelle il a précisé que  4,7MM DH ont été garantis par la CCG en 2013. Il a également cité l’exonération du paiement des droits et taxes du matériel importé dans le cadre de l’admission temporaire et utilisé dans la production des biens destinés pour au moins 75% à l’export.

Tout cela fait qu’en dépit de la conjoncture, les prévisions  d’investissement public sont de  186 milliards, soit 6 de plus que l’année dernière, a-t-il conclu.
Dans l’ordre macroéconomique, l’objectif est de ramener le déficit budgétaire à 3,5% du PIB  et de réduire le déficit du compte courant de la balance des paiements à 5% à l’horizon 2016. Le ministre a également annoncé une série de mesures propres à encourager l’investissement étranger et a souhaité à cet égard que le «Fonds Africa 50», fonds créé par la BAD, s’installe au Maroc.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *