Cadrage : Agir

L’Union socialiste des forces populaires est en train de vivre une étape majeure dans son histoire riche en évènements, en épreuves, en remises en question, en recentrages et en prises de position affermies. L’étape actuelle se caractérise, entre autres, comme étant la période pendant laquelle ce parti, sous la houlette de maître Abderrahmane Youssoufi, s’est forgé la stature d’un parti de gouvernement.
Piloter une équipe gouvernementale pléthorique, peu homogène et dont la composition même a été un tour de force, est tout sauf une sinécure. Les ministres et cadres du parti ont dû faire leurs classes sur le tas, avec les lacunes et les insuffisances inhérentes à cet exercice inédit pour la plupart des concernés, mais aussi avec la tenue et la stature qui sied à de grands commis de l’Etat, patriotes et proches des soucis des gens, pour avoir longtemps milité sur le terrain et défendu les revendications sociales des gens.
Dans cet exercice du pouvoir, à une période cruciale de transition, marquée notamment par la succession à Feu Hassan II et l’intronisation de sa Majesté le Roi Mohammed VI, dans un climat de responsabilité, de consécration de la légitimité et de la continuité du serment contracté et assumé entre le Roi et la Nation, l’USFP a joué le rôle de catalyseur, de partenaire loyal et de moteur d’une dynamique fondatrice d’un élan prometteur.
Malgré les imperfections qui ont entaché les précédentes consultations électorales dont est issue l’actuelle majorité, les dysfonctionnements qui ont ralenti nombre de décisions et d’actions, une conjoncture internationale peu favorable à la mise en oeuvre d’un programme économique qui réponde aux attentes du pays, le parti de Youssoufi a su garder le cap en matière de gestion de la chose publique et assurer des avancées certaines sur la voie d’une pratique démocratique en évolution et évidemment toujours perfectible.
Bien entendu, dans la propre mouvance du parti, comme dans le reste du pays, des voies s’élèvent pour minimiser ce bilan ou pour contester tel ou tel choix du parti.
Dans ces dissonances, on trouve à la fois ce qui est de l’ordre du débat partisan interne, et somme toute qui regarde prioritairement les militants de ce parti, et ce qui va au-delà pour verser dans le dénigrement et le nihilisme en tant que nouvelle forme d’engagement chez un certain nombre d’aigris ou d’éconduits politiques.
Il demeure que ce parti national, outre sa capacité à défendre les valeurs universelles et humanistes les plus nobles, est en train de vivre une période de grand recentrage idéologique qui en fait également un parti appelé à peser durablement et positivement sur les destinées du pays et sur la nature de sa gouvernance.

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