Cadrage : Ce Maroc qui gagne

La composition définitive de la future Chambre des représentants sera connue dans les toutes prochaines heures, après la fin de la fastidieuse et nécessaire opération de dépouillement et de comptage des suffrages, rendue complexe par le nouveau mode de scrutin. Un mode de scrutin qui, quoiqu’en disent les déçus de ce scrutin, est un aboutissement d’efforts des forces politiques nationales qui ont oeuvré durant des années pour parvenir au dispositif électoral qui donne le plus de garanties de représentativité et de transparence et le prémunir contre toute tentation de falsification ou de travestissement de la volonté des électeurs.
Même les scories qui entachent encore le processus électoral dans le pays, notamment la condamnable pratique de l’achat des voix, sont en train de montrer leurs limites, quand on se rend compte que, dans nombre de circonscriptions, les électeurs ont sanctionné les auteurs de ces pratiques, corrigeant par là les erreurs dont se sont rendus coupables un certain nombre de partis politiques qui ont été peu regardants sur la qualité de leurs porte-voix dans cette consultation.
Mais la vraie leçon à retenir de ce rendez-vous citoyen, qui était un véritable test de passage pour la jeune démocratie marocaine en construction, c’est la qualité incontestable des conditions dans lesquelles il s’est déroulé. Par la volonté de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui n’a cessé d’exprimer son engagement à faire de cette première consultation nationale de son règne, une consultation exemplaire dont la crédibilité et la transparence ne doivent faire l’objet d’aucune mise en cause. Cette volonté royale convergeant avec un profond besoin dans le pays et avec la présence au pouvoir d’un gouvernement qui a pris un pari historique sur l’organisation d’élections transparentes et crédibles ont finalement réussi un coup de maître en donnant du Maroc l’image d’un pays qui constitue une heureuse exception dans la région qui est la sienne et parmi les pays qui peuvent lui être comparés.
Les médias du monde entier sont, pour une fois, unanimes à mettre en évidence le climat de transparence et de liberté qui a caractérisé les élections législatives du 27 septembre. Ce ne seront certainement pas les quelques incidents isolés, quoique regrettables, qui ont nourri la chronique des faits divers inhérents à ce genre de consultation, ni le retard justifié dans la proclamation des résultats définitifs qui viendront entacher en quoi que ce soit cet acquis civique et civilisationnel formidable.
Même le résultat conséquent réalisé par le parti du PJD, porte-parole de l’islamisme politique, et qui est appréhendé à l’étranger avec une certaine inquiétude, analysé objectivement et mis dans son contexte national et temporel, donne des gages sur la liberté d’expression et sur la qualité du processus démocratique en construction au Maroc.
En cela, les conditions dans lesquelles se sont déroulées les législatives du 27 septembre sont un réel motif de fierté pour ce pays et un atout inestimable dans la perspective des défis nombreux et complexes que les Marocains ont à relever pour transformer cet essai sur le terrain du développement économique et social, garants de l’épanouissement du citoyen et de la préservation de sa dignité.

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