Cadrage : Cinquième colonne

La cinquième colonne fait la promotion de la « quatrième voie ». tel pourrait être le titre très explicite de la dernière manipulation grossière qui a trouvé écho dans certains médias chez nous qui se comportent, dans un sujet aussi sensible que celui de l’intégrité territoriale du pays, avec une légèreté qui dénote d’une puérilité grave.
Pour peu qu’on s’attarde sur la manière, l’argumentaire et le timing qui ont présidé à la distillation de ce qu’on a désigné sous l’appellation de quatrième voie comme proposition de règlement du contentieux du Sahara, on identifie une procédure et des effluves qui portent en elles la signature et la trace de ceux qui ont partialement monté de toutes pièces une sorte de canular éhonté.
Un article de presse très approximatif dans un quotidien espagnol, des nouvelles sur les explorations pétrolières du Maroc au large de ses provinces du sud, l’avis d’un expert onusien sur la légitimité du droit du Royaume à exercer cette prérogative, des altérations de l’information au fur et à mesure de son recel malintentionné sur un site internet et des médias acquis à la manipulation des services espagnols et algériens, des échos de ces manipulations sous forme de compte-rendus très malveillants par des porte-voix locaux trop complaisants pour être désintéressés. Voilà les miasmes dans lesquels est née la quatrième voie.
Pas la trace d’un communiqué officiel, nulle déclaration autorisée, aucune rencontre formelle, pas le moindre document qui viendrait donner un début de substance à une telle allégation.
Alors, si les organismes officiels sont fondés à ne pas réagir à de telles balivernes, il est de notre droit, et aussi de notre devoir, en tant que citoyens qui n’avons aucune prétention à la neutralité sur un sujet de cette importance, ni honte à déclamer notre patriotisme sur cette question identitaire sensible, de dire que toute atteinte ou menace sur l’intégrité territoriale du pays, par quelque moyen que ce soit, et notamment par la complicité agissante et identifiée avec des puissances étrangères appelle une condamnation explicite et franche et les mesures adéquates en les cas d’espèce.
La question du Sahara et de l’intangibilité de l’intégrité territoriale du Maroc est une question sacrée entre toutes. L’attachement à cette attitude n’exclut ni concertation sur des formules d’intégration régionale, ni ouverture sur toutes options de coopération supra-nationales. Mais, ce même attachement nous impose à tous le devoir de dénoncer toute forme de traîtrise et de la combattre.
C’est le sens même qu’on donne à notre engagement et à l’honneur.

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