Cadrage : Cohérences

Le Maroc célèbre ce 6 novembre le 27ème anniversaire de la Marche Verte, qui a permis, par la mobilisation pacifique des Marocains et Marocaines, le retour des provinces du Sud à la mère patrie.
Depuis, la cause patriotique, fondée sur le droit et l’histoire, n’a cessé de progresser, en dépit des gigantesques moyens, matériels et de propagande, mis « généreusement » par les adversaires du Maroc à la disposition des séparatistes.
N’empêche que la vérité ne peut-être éternellement occultée. Bien des pays, induits en erreur par l’arsenal d’intoxication de la diplomatie algérienne ou « ramenés » à la cause d’Alger par le truchement d’ « aides » financières, ont eu le courage de réviser leurs positions et de reconnaître qu’ils ont été trompés ou manipulés par les tenants de la thèse séparatiste. Le mérite de ces acquisitions revient principalement au travail méthodique de la diplomatie marocaine et surtout au développement que connaît le Maroc sur le plan institutionnel. En effet, chaque pas et chaque acquis réalisés sur le terrain de la démocratie et de la modernité constituent un atout supplémentaire dans le registre de la défense de l’intégrité territoriale du Maroc.
La réconciliation entre l’Etat et la société, l’avènement du gouvernement de l’alternance, et la tenue, pour la première fois dans le Royaume, d’élections libres et transparentes, n’ont fait que consolider les rangs des partisans d’une solution juste et durable au Maghreb.
D’ailleurs, depuis l’émergence de la question du Sahara sur le plan international et régional, le Maroc a compris que ses atouts majeurs consistent en la symbiose qui existe entre le Roi et le peuple autour de la défense de l’intégrité territoriale du pays. Il n’est donc, ni aléatoire, ni dû à un quelconque hasard que les questions de la démocratie et du parachèvement de l’intégrité territoriale du pays se sont posées en même temps. Car, depuis toujours les Marocains ont lié la demande de la levée des injustices à la prédisposition à la défense du territoire national. L’une complète l’autre et ne la contredit jamais. Depuis le 6 novembre de l’année dernière à aujourd’hui, le Maroc a franchi des pas importants dans le sens de la consolidation de ses acquis. Le réveil, quoique tardif de sa diplomatie, la mobilisation de l’ensemble du gouvernement d’alternance et les efforts déployés dans ce sens ont incité bon nombre de pays africains et latino-américains à réviser leurs positions hostiles au Maroc, souvent sur la base de préjugés défavorables ou de désinformation. La stratégie de développement régional a, en outre, constitué une valeur ajoutée pour le pays et les citoyens des régions du Sud ont prouvé, à qui pourrait s’en douter encore, qu’ils étaient mûrs et solidaires, et qu’ils avaient surtout saisi les messages politiques les plus codés. Leur participation massive aux élections législatives du 27 septembre 2002, témoigne du haut degré de conscience de ces populations et de leur détermination à inscrire leurs revendications locales et sectorielles dans la perspective de l’action démocratique. Dans le même moment, elles ont montré, de manière modeste et éloquente à tous leurs frères de la région maghrébine, le chemin du salut et du triomphe sur le sous-développement, la pauvreté, les divisions et l’autoritarisme.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *