Cadrage : Dernier recours

Autant vous prévenir tout de suite. C’est un citoyen révolté qui écrit ces lignes et non pas un journaliste qui prend le temps de choisir ses mots. Lassé par les discours fleuves des hommes politiques sur la relance des investissements, il ne voit toujours pas de résultats à la hauteur des promesses. Sans être sceptiques, les chiffres annoncés ici et là ne peuvent faire oublier le bilan maigre du gouvernement Youssoufi dans ce domaine. Ce gouvernement fait face à une éclosion de revendications. Et c’est son image qui va en pâtir à l’approche des élections. A l’heure d’aujourd’hui, la promotion des investissements se fait toujours au niveau central avec tout ce que cela dégage comme blocages qui pénalisent l’investissement. La décentralisation s’avère comme le dernier recours pour souffler une nouvelle dynamique dans la promotion des investissements. Cette dynamique s’inscrit dans l’action même de S.M. le Roi Mohammed VI. La lettre Royale qui sera adressée par le Souverain au Premier ministre est symbolique à double sens. Cette missive dont le contenu sera d’ailleurs dévoilé à l’opinion publique, confirme la volonté Royale de promouvoir la gestion déconcentrée des opérations d’investissement en la confiant aux centres régionaux. La relance de projet s’inscrit dans un contexte marqué par la remise au Souverain des rapports des neuf Walis. Leurs prérogatives économiques concrétisent le nouveau concept de l’autorité. Nommés à la tête des centres régionaux d’investissement, les walis auront la lourde tâche de réunir les conditions nécessaires pour pallier la lourdeur administrative et l’échec des différents départements ministériels censés prendre en charge ce dossier. A quelques exceptions près, l’administration s’adapte difficilement à ce nouvel environnement. Mise à niveau, investissements, compétitivité, création d’emplois… sont des mots d’ordre qui ont été pour longtemps ignorés par cette institution. Attribuer le déficit en matière d’investissement aux fonctionnaires ne serait pas juste. La responsabilité est partagée.

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