Cadrage : Mercenariat

Le dernier livre de Jean-Pierre Tuquoi, "Majesté, je dois beaucoup à votre père", continue à faire parler de lui. Il faut donc reconnaître que M. Tuquoi a largement atteint son but. L’objectif du livre n’étant pas de briller par la pertinence de son contenu, ni par la véracité et l’originalité des informations qu’il prétend révéler, il est évident que tout ce que l’auteur cherchait en publiant son torchon était de provoquer une polémique et de servir d’alibi à la reproduction, dans une certaine presse locale, de ses délires. Le procédé est déjà connu puisqu’il a été plusieurs fois utilisé que ce soit par lui ou par les pseudo-journalistes qui naviguent dans son orbite. La publication, à peine quelques jours après sa sortie en France, de larges extraits du livre en question dans deux hebdomadaires de la place, rappellent, entre autres, la fameuse fausse "affaire des officiers libres". Il s’agit du même procédé : un journal étranger sur instigation d’un secteur hostile au Maroc publie une fausse information qui est, ensuite, reprise par quelques organes de la presse locale ; lesquels, en citant le quotidien étranger, s’octroient une crédibilité qui, au fond, n’existe pas. Dans l’affaire des officiers libres, c’était le quotidien El Pais qui a publié une information sur l’existence d’un comité des officiers libres au Maroc afin de permettre à la même presse locale, qui reproduit aujourd’hui les divagations de Tuquoi, de donner l’information en citant comme source le journal madrilène. Il faut rappeler d’ailleurs que Tuquoi avait aussi participé au complot de l’intox sur les officiers libres. Et si cette dernière avait pour objectif de déstabiliser l’armée marocaine à un moment où la crise entre le Maroc et l’Espagne frôlait le conflit armé, le dernier livre de Tuquoi intervient à un moment où la proposition du Royaume présentant l’autonomie comme solution au conflit du Sahara bénéficie du soutien des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Il était donc prévisible que des milieux hostiles à l’intégrité territoriale du Maroc réagissent et tentent d’empoisonner le climat. D’où le livre de Tuquoi. Un torchon dont les commanditaires sont à l’évidence les pouvoirs algériens recourant à cette fin aux services de l’ancien ministre d’Etat à l’Intérieur qui s’est retourné contre son pays. C’est le fait qu’il s’agit d’une commande largement récompensée qui a fait en sorte que l’auteur n’ait pas hésité à violer toutes les règles déontologiques et professionnelles du journalisme. C’est le cas entre autres de l’ancien secrétaire général adjoint de l’ONU pour les opérations de maintien de la paix, Bernard Miyet, auquel Tuquoi n’a pas hésité à faire dire ce qu’il n’avait jamais dit (voir lettre ci-contre). Aussi, le livre de Tuquoi se réduit-t-il à une affaire de mercenariat où le journaliste du Monde met sa plume au service des adversaires du Maroc et de leurs acolytes.

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