Cadrage : Résistances

Il y a une très grande différence entre le nouveau Maroc et l’ancien. L’écart entre les deux, dans plusieurs domaines, est très grand. À l’origine de cette différence, une révolution au niveau de la méthode de gestion. SM le Roi Mohammed VI a, dès son intronisation, tenu à marquer le changement dans la manière de faire. Une méthode basée sur la transparence, la communication, le dialogue, l’implication des partenaires…Cette méthodologie a permis de régler plusieurs dossiers et de donner une nouvelle impulsion à l’économie nationale à travers la coopération entre les différents acteurs concernés.
Mais, il reste quand même quelques poches de résistance. Des administrations qui ont du mal à suivre le rythme ou à s’adapter à la nouvelle approche. Et contrairement à ce à quoi on s’attendait, ce n’est pas au ministère de l’Intérieur qu’il y a eu de la résistance. Ce département a su s’adapter très rapidement et passer d’un système de gestion à l’autre. Le discours du Souverain appelant à un nouveau concept de l’autorité a été bien reçu et la transition a été très bien conduite. En fait, c’est au niveau d’autres départements que l’on retrouve toujours des manières de faire obsolètes et qui ne vont qu’entraver la marche de la machine en général. Ce qui se passe actuellement à la Conservation foncière en est un exemple type. Cette agence est d’une importance vitale. Elle se trouve au cœur de toutes les initiatives de développement. On ne peut investir dans un secteur sans avoir affaire à un moment donné à ses services. Pourtant, elle a du mal à évoluer, à devenir plus transparente, à avancer en matière de célérité d’action…Elle reste fermée devant toute initiative de dialogue de la part de ceux qui sont censés être ses partenaires. Elle ne veut pas engager de dialogue avec les promoteurs immobiliers à qui elle bloque des centaines de projets.
Elle refuse de dialoguer avec les notaires qui constituent ses principaux interlocuteurs au quotidien afin de trouver une meilleure manière de fonctionner et elle ne communique avec personne et ce aussi bien au niveau central que local. Et c’est cette fermeture sur soi qui engendre des affaires comme ce qui vient d’arriver à Tanger. Faute d’ouverture et de transparence, des responsables finissent par croire qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent et vont même jusqu’à enfreindre la loi.

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