Cadrage : Stupéfiant

Il y a de quoi être stupéfait. Le Maroc a réduit, en un an, à 40% les superficies cultivées en cannabis. C’est peut-être difficile à croire, mais une fois n’est pas coutume, l’heureuse nouvelle nous vient de l’étranger. La reconnaissance de ce côté-là, – quand il s’agit de la lutte contre le cannabis au Maroc -, relevait du miracle. Dire combien « l’image du Maroc » a été écornée par le passé à cause de cette maudite herbe. Mais le passé est dépassé. L’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) vient de saluer la lutte que les autorités marocaines mènent, avec acharnement et ténacité, contre la culture du cannabis, avec une prime spéciale à Larache déclarée désormais « province sans cannabis ». Bien d’accord, la bataille n’est pas tout à fait gagnée. Le mieux étant toujours l’ennemi du bien. Cette reconnaissance vaut toutefois son pesant d’or. Rien que pour calmer certaines mauvaises langues qui ont fait de la médisance sur le Maroc leur «drogue préféré». Mais voilà, faut-il réduire l’exploit réalisé par les autorités marocaines au simple désir de soigner l’image de marque du pays ? L’essentiel n’est pas là où on croit le voir. La lutte sans merci que mène le Royaume contre la drogue est, avant et après tout, une nécessité intérieure.  Cette initiative répond au besoin d’une société désireuse d’acquérir une espèce d’immunité contre les effets désastreux des stupéfiants. Elle répond à un souci impérieux de salubrité publique. La drogue, c’est connu, produit des effets désastreux sur le fonctionnement de la vie en communauté. Sur le plan social, elle empêche le développement de valeurs aussi intéressantes que la solidarité, le sens de la responsabilité, sans compter les répercussions, souvent tragiques, sur le budget des foyers. Sur le plan individuel, la drogue a un effet inhibiteur considérable sur la personnalité du consommateur. Elle empêche le développement personnel, scolaire et professionnel, au point de réduire à néant toute possibilité d’épanouissement intellectuelle. Pus encore, elle ravit aux jeunes leurs plus belles années, et leur ôte des biens très précieux: la liberté et la volonté.
La lutte menée par les autorités est la lutte de toute une société contre un grand «Mal» qui a détruit des foyers, brisé des vies et réduit en fumée toute possibilité de rêve à un avenir meilleur. Dans cette lutte hargneuse contre cet ennemi tout indiqué, les autorités n’ont pas lésiné sur les moyens, ni sur les efforts ; c’est une initiative d’autant plus significative qu’elle a été accompagnée de mesures alternatives. Il s’agit tout simplement de convertir les champs de cannabis en lieux de verdure où les mauvaises graines cèdent la place aux belles fleurs de l’avenir. Cette lutte tire son essence de cette philosophie-là. Derrière cette noble cause, il y a évidemment des hommes. Et là, il faut saluer le travail sur le terrain des services de sécurité, qui ont réussi à rendre la vie dure aux «marchands de la mort» : les trafiquants de drogue. Pour que le Royaume demeure un symbole de vie et d’espoir.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *