Cadrage : Ticket pour la postérité

ça grouille dans les coulisses. Sous des dehors plutôt calmes, la scène politique nationale bout. Un magma en ébullition qui emplit tous les interstices possibles et imaginables. Cherche les moindres issues de sortie. Et gagne chaque jour en puissance pour exploser le jour J. En attendant, nos leaders politiques et gouvernants sont atteints d’un accès de réunionite aigüe et fiévreuse. Tout le monde rencontre tout le monde. En public pour les besoins de l’image. En secret pour ceux de la stratégie. Rien n’echappe à cette vague, pas même le domicile du Premier ministre et chef de file des socialistes. Les États-majors des partis, ont, quant à eux, été grands ouverts, abritant les conciluabules de ceux qu’hier encore on donnait pour ennemis jurés. Jusqu’aux journalistes des différents bords qui se jettent aussi dans le magma, enterrant la hache de guerre avec celui-là et affûtant les armes à l’adresse de celui-ci. Paradoxalement, une seule position semble rallier tout ces belligérants. Tous, les amis comme les ennemis, semblent attendre le Premier ministre au tournant. Certains se frottent les mains avec gourmandise attendant de ramasser les morceaux d’un exécutif que l’on donne pour grandissime perdant des prochaines éléctions. D’autres, plus subtiles, verraient dans un report de ces consultations un nouvel echec à mettre au passif d’une coalition qui n’en fut jamais veritablement une. Et dans tout cela, le citoyen se demande comment se fait-il qu’à dix mois seulement des éléctions, l’on soit encore à se concertrer sur le BA Ba de l’action politique. Dans cette précipitation, le gouvernement Youssoufi pourra-t-il garantir des éléctions trasparentes et saine ? Y parviendrait-il que ce serait le ticket pour la postérité.

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