Cadrage : Un autre crime algérien

Le drame était d’autant plus prévisible que ce n’est pas la première fois que l’armée de Bouteflika tire certains de nos concitoyens que ses affidés séquestrent en territoire algérien. Mardi dernier, elle a réédité cela pour empêcher que cinq Sahraouis ne regagnent le Maroc. Elle a donc tué froidement Saleh Othmane Zini et blessé Abdellah Ould El Houcine.
Pour l’Association des portés disparus au Polisario qui a fait état de ce crime, «la méthode suivie par l’armée algérienne pour liquider physiquement les Sahraouis, prétextant tantôt la contrebande des cigarettes, tantôt les tentatives de fuite, constitue une preuve irréfutable de l’extermination raciale pratiquée par l’Etat algérien».
De fait, aucune justification de ces crimes n’est acceptable. Tout au plus témoignent-ils de l’implication directe de ce pays dans des opérations qui violent le droit international. Il aura à en rendre compte un jour ou l’autre. En tant que pays hôte de nos compatriotes sahraouis, il a, en effet, le devoir de les protéger et de garantir leur droit à la libre expression et à la libre circulation. Conformément aux conventions internationales, il ne doit nullement permettre qu’ils soient maintenus dans des camps de concentration, ni d’être privés du premier de leurs droits ; en l’occurrence  le droit de choisir de réintégrer la mère patrie.
Alger le leur doit parce qu’elle s’est toujours présentée comme un défenseur invétéré de leur droit à disposer d’eux-mêmes. Si tel avait été réellement le cas, elle  aurait commencé par juger ses soldats qui se sont hasardés à tirer sur des civils désarmés. Elle ne l’a jamais fait. Ce qui a induit de nouveaux drames.
Cette tragédie prouve également que le Polisario n’est qu’un levier, parmi d’autres, que la diplomatie algérienne manipule chaque fois que nécessaire pour nuire au Maroc. Une tâche qui est d’autant plus aisée que ce pays ne respecte ni les droits de l’Homme, ni le droit humanitaire international. A preuve, il a toujours milité contre le fait que le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) puissent recenser le nombre de nos compatriotes séquestrés dans les camps de Lahmada et permettre à ceux d’entre-eux qui voudraient revenir au Maroc de le faire. Ce faisant, l’Algérie commet un déni de justice impardonnable. Voire un crime d’autant plus grave qu’il obère encore une fois l’unité du Maghreb et nuit davantage à l’entente entre ses peuples.

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