Canaries : 217 immigrants clandestins interpellés au cours des dernières heures

L’embarcation a été interceptée sur la côte sud de Tenerife et conduite ensuite au port de "Los Cristianos", a annoncé la sous-délégation du gouvernement à Santa Cruz.
Lundi, les corps de sécurité dans l’archipel ont abordé sur les côtes de Fuerteventura et de la Grande Canarie, quatre embarcations transportant un total de 145 clandestins, dont huit d’origine maghrébine.

Les huit Maghrébins ont été interpellés à bord d’une patéra, lundi vers 21h00, par un patrouilleur de la garde civile, à 2 milles de la municipalité de San Bartolomé de Tirajana, au sud de Las Palmas, avait indiqué le commandement de la garde civile de Las Palmas.

Trois heures avant, le même patrouilleur a abordé une pirogue chargée de 58 subsahariens, se dirigeant vers la Grande Canarie.
Deux autres embarcations chargées respectivement 40 et 39 subsahariens, ont été interceptées, alors qu’elles s’approchaient des côtes de l’île de Fuerteventura.
Les deux "Cayucos" ont été détectés par des radars du système intégral de surveillance extérieure (SIVE) à quelque 8 milles de la côte de Fuerteventura.
Des occupants d’une de ces deux dernières embarcations ont déclaré avoir fait 14 jours de traversée, pour atteindre la côte canarienne.

Ces interceptions interviennent au moment où le ministre espagnol des Affaires étrangères, M. Miguel Angel Moratinos, entame une tournée africaine qui doit le mener au Cap Vert, en Gambie et en Mauritanie pour des entretiens avec les responsables de ces pays portant sur la lutte contre l’immigration clandestine vers les Iles Canaries.
Au cours de son séjour au Cap Vert, M. Moratinos s’entretiendra avec le président Pedro Pires, le Premier ministre José Maria Pereira Neves et le ministre des Affaires étrangères, Victor Borges. Outre la coopération en matière de contrôle des frontières capverdiennes et de lutte contre les mafias de l’immigration clandestine, M. Moratinos évoquera avec les responsables de ce pays ouest-africain le renforcement de la présence diplomatique espagnole.

Le chef de la diplomatie espagnole se rendra ensuite en Gambie où il profitera de la tenue des réunions préparatoires du sommet de l’Union africaine (UA), prévu les 1er et 2 juillet prochain à Banjul, pour discuter du phénomène migratoire avec plusieurs leaders africains, dont le président de la Commission de l’UA, Alpha Oumar Konaré.
Le ministre espagnol se rendra mardi à Nouakchott où il aura des entretiens avec le président du Conseil militaire pour la justice et la démocratie (CMJD), chef de l’Etat mauritanien, le colonel Ely Ould Mohamed Vall et le Premier ministre Sidi Mohamed Ould Boubakar.
Lors de sa visite lundi dans l’Archipel canarien, le chef de la diplomatie espagnole a annoncé que les rapatriements d’immigrants irréguliers du Sénégal ont "repris à nouveau de manière normale" après avoir été suspendus durant deux semaines, pour "modifier les mécanismes" de leur transfert depuis les Iles Canaries et la Péninsule envers leur pays d’origine.

Il a également souligné l’importance de résoudre les problèmes liés à l’émigration clandestine de "manière conjointe" entre l’Union européenne (UE) et les pays émetteurs.
"Nous travaillons quotidiennement pour palier et réduire au maximum ce genre d’émigration", a indiqué M. Moratinos, lors d’une conférence de presse à Las Palmas, à l’issue de la signature avec le chef du gouvernement autonome canarien, M. Adan Martin, de la Convention constitutive de la "Maison d’Afrique".
"Nous ne pouvons pas régler ce problème d’un coup de baguette magique et encore moins dans deux semaines", a-t-il estimé, appelant à déployer et à consentir davantage d’efforts en vue de juguler ce phénomène.

M. Moratinos a, en outre, fait état du soutien de l’UE à plus de contrôle des frontières avec le déploiement d’hélicoptères et de patrouilles maritimes, soulignant l’importance de conclure des accords avec les pays émetteurs d’émigrants.
Il a, de même, fait savoir que son département prépare ce qu’il a qualifié de "nouveaux accords" qui combinent rapatriement et réadmission avec d’autres éléments comme l’aide pour canaliser les flux migrateurs, l’aide au développement et la coopération policière.

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