Cap sur Lbhar

Cap sur Lbhar

A trois ans seulement de la mise en œuvre de Halieutis, la stratégie gouvernementale a commencé à donner ses fruits, notamment en termes de plan d’aménagement et de projets de généralisation des caisses en plastique dans tous les points portuaires du Maroc.

Ce qui reste à faire aujourd’hui est la mise en application du projet Ibhar en bonne et due forme. Ce programme qui présente des perspectives prometteuses pour le secteur de la pêche artisanale et côtière renaît de nouveau, et ce après deux révisions depuis son lancement en 2008. Ibhar sous sa nouvelle version assure davantage d’opportunités. «Le projet Ibhar permet aux armateurs de bénéficier des subventions de l’Etat en vue d’améliorer

leurs outils de travail. Cela se reflétera directement sur la qualité du produit de la pêche sachant que le consommateur local ou étranger exige aujourd’hui une meilleure qualité des produits de la pêche», confie à ALM Kamal Sabri, président de la Chambre des pêches maritimes de l’Atlantique-Nord, en marge du lancement des travaux des rencontres avec les opérateurs du secteur, qui se poursuivent jusqu’au 9 octobre à Casablanca.

M. Sabri qui mise sur l’information et la sensibilisation comme vecteur de réussite du programme Ibhar, insiste par ailleurs sur le respect de trois composantes majeures, à savoir la durabilité, la compétitivité et la performance. «Ceci ne peut être atteint que par l’intégration de toutes les composantes du secteur et en l’occurrence les pêcheurs artisanaux», indique M. Sabri. C’est dans cette lignée que le programme Ibhar est déployé, mettant à la disposition des pêcheurs tous les moyens financiers pour répondre aux besoins de cette population.

«Ibhar est doté d’une enveloppe de 10 millions de dirhams couvrant ainsi 20% des investissements de 1.800 bateaux», précise M. Sabri. De cet effectif total, seuls six armateurs ont pu percevoir leurs subventions d’environ 1 million de dirhams chacun. L’aide financière d’Ibhar consiste en un appui à fonds perdu aux opérateurs pour supporter les frais qu’engendrerait la réalisation des actions prévues par ce programme ainsi qu’en des crédits bancaires avec des conditions préférentielles. Des encours qui sont garantis particulièrement par un fonds de la CCG.

Le chemin est donc long à parcourir pour atteindre l’ensemble des objectifs tracés par cette feuille de route maritime. Décliné sous deux volets, le programme prévoit sur une période de trois ans de réhabiliter 10.600 barques et 270 navires côtiers, et ce dans l’ambition d’améliorer les conditions de vie, de travail et de sécurité à bord.

Ibhar vise, par ailleurs, l’introduction de 400 nouveaux navires de conception moderne. Sur une période de quatre ans, deux programmes sont déclinés en packages proposant des solutions aux insuffisances relevées au niveau de la flottille.

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