Casablanca : Le bon cheval

Quel maire pour Casablanca ? c’est la question de l’heure sur laquelle tout le monde spécule et qui monopolise les conversations. La plus grande ville du Royaume est convoitée par des candidats naturels qui s’imposent d’eux-mêmes. Il y a l’Istiqlalien Karim Ghallab, par ailleurs ministre de l’Équipement et du Transport, son collègue de l’Enseignement supérieur et député de Casa-Anfa l’USFP Khalid Alioua et l’UC Mohamed Sajid, député de Taroudant et industriel connu. Un autre prétendant est dans la course : Ali Benkirane du RNI, homme d’affaires bardé de diplômes et vice-président de la région du Grand Casablanca. Le président sortant de la CUC, Saâd Al Abassi du RNI, ne veut pas rempiler, préférant “laisser une chance aux autres“. Nasreddine Doublali, dont la liste a donné une existence au PSD avec 5 sièges au conseil de la ville, se lance aussi dans la bataille. Qu’en est-il de Yasmina Baddou, ministre et député de Casa-Anfa ? La nouvelle ambition de la star politique montante –décrocher le titre de maire de la capitale économique- semble se fracasser sur la résistance farouche des hommes. Avant l’heure, ce n’est jamais l’heure. Yasmina va falloir attendre… Le décor est planté. La plupart des candidats interrogés insistent sur le fait que tout est possible et que rien n’est joué d’avance. Ils sont occupés à bétonner la majorité qui leur permettra de décrocher le fauteuil tant convoité. Premier constat, l’USFP semble désorienté suite à sa performance relative à Casablanca. Deuxième après l’istiqlal avec 17 sièges, ce parti aurait pu obtenir un score meilleur si leur chef de file local, Khalid Alioua, avait été bien soutenu par les siens. Résultat : l’ardeur socialiste des jours de campagne pour la conquête de Casablanca paraît aujourd’hui se réfréner. Un rêve qui s’effrite. La candidature de l’istiqlalien Karim Ghallab manque visiblement de vigueur. Il semble que ce candidat jeune qui jouit par ailleurs d’une bonne réputation a du mal à réunir sur son nom les soutiens qui lui sont nécessaires pour prendre le contrôle du conseil de la ville. Le profil qui émerge sans conteste est celui de Mohamed Sajid. Entre Khalid Alioua et Karim Ghallab, c’est un outsider qui part favori dans la course. Selon certaines informations, M. Sajid a déjà réussi à s’assurer, en plus des onze (11) élus de son parti, le vote des 20 membres de la mouvance populaire et les suffrages même des élus du PJD. Mohamed Sajid, patron de Casablanca, est a priori une perspective très envisageable.

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