Cause toujours…

Dans la préparation des élections du 27 septembre 2002, il était beaucoup plus question des hommes que des femmes. Les candidats auraient-ils ravi la vedette aux candidates ? En fait, la liste nationale, chez la plupart des états-majors des partis politiques, a donné lieu à des querelles autour des positions des postulantes. L’impression qui se dégage, c’est que les plus méritantes ont été reléguées à des places peu honorables.
Les premiers rôles furent confiés par contre à des femmes dont la seule qualité est qu’elles ont des liens de parenté avec les hommes politiques influents de leurs partis respectifs. Ce qui rend sujets à caution les critères de désignation. On a assisté par exemple dans certains partis comme le RNI à la marginalisation de militantes qui sont membres du bureau exécutif au profit de candidates moins connues ou pas militantes du tout. Tout se passe comme s’il y avait des femmes bonnes à militer et des femmes faites pour les élections. Si c’est le cas, les formations politiques concernées doivent fournir des explications. Justement, c’est un silence gêné qui a accompagné le choix des différentes candidates dans nombre de partis, tant et si bien que ces derniers, en évitant de communiquer sur cette affaire, ont donné l’impression d’avoir honte et de ne pas assumer ouvertement les candidatures féminines.
Résultat : la liste nationale, qui inaugure l’entrée de pas moins de 30 femmes à l’assemblée, est passée à l’as alors qu’elle aurait dû être célébrée et mise en valeur. Certains partis ont même fait fort en complétant la liste nationale par des hommes faute de pouvoir réunir le quota requis (30).

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